

- Artiste : Wovenhand
- Label : Glitterhouse
- Année : 2010
- Genres : Folk Expérimental
- Ville : Stockholm
- Pays : Suède
Stockholm est une ville agréable, bien loin du tumulte et de l’électricité parisienne. Rien que le fait de marcher dans ces rues ou règne une effervescence non agressive est une bouffé d’air frais. Alors si en plus vous rajoutez le grand David Eugène Edwards et son groupe Woven Hand, comme point d’orgue de mon week end, tout cela devient idyllique.Attention n’allez pas croire que partir un week end pour voir un concert dans une ville nordique est une chose banale. J’ai du en vendre des big mac pour me payer ça ……Ryan air comme moyen de transport (ça donne une idée du budget ) , arrivé dans l’aprèm au pays d’Ikea , pas moyen d’acheter les places à l’avance, donc pas de billet sûr, donc peut être complet, donc peut être pas sûr de rentrer, donc première petite surprise pour le pote qui est venu avec moi.C’est avec un grand bonheur que je découvre la salle de concert, le BERNS SALONGER, petit sourire d’amusement, car il y a 3 ans, on avait dormis sur un banc devant cette salle, ou tout plein de Patrick Bateman dansaient en sirotant de la vodka a 3000 kourones dans des costumes à 3000 boules.Cette année on a les finances et l’occasion, on ne va pas se contenter de dormir devant mais bel et bien d’y rentrer.Concert annoncé a 21h00, prix d’entré 32 euros, 10 euros en plus de ce qui était annoncé sur le site, jolie petite douille nordique, mais tant pis, on ne reste pas sur le carreau, on ne va pas se plaindre.2 heures à tuer, avant l’ouverture des portes, on commence le jeu des phénomènes qui consiste à repérer le plus d’individus étranges, que cela soit physique, dans l’habillement ou dans l’atttitude, mon poulain est découvert à l’angle d’une rue, une sorte de gaulois, cheveux longs et moustache blonde, vêtu d’une cape verte et d’un pantalon rouge, il possède un sac avec une vrai tète de renard et un petit bonnet comme celui de Jacouille la fripouille.Mon compère n’a qu’un punk à crête sur le retour à me soumettre, je gagne donc haut la main.Il y a des sortes de terrasses fermées, remplies de blondes en tailleur et de yuppies costume bleu / cravate rose, ça sent l’afterwork et le lot d’idiotie qui va avec.Une ambiance des plus guindée à l’intérieur de la salle, enfin salle …. Devant cette espèce de palace , une sorte de galerie des glaces avec 50 mètres de plafond , des énormes lustres rouges qui doivent peser le poids d’un village pygmées, au bar on nous sert dans des verres à pieds , ou directement à la bouteille en verre pour la bière , et de rire les verres en plastique du Klub.On est donc bien loin des boule noires – Elysée Montmartre - bataclan - cigale – trabendo- maroquinerie.En fait toutes les salles françaises sont de vulgaires MJC à coté de cet endroit.A l’entrée pas de fouille, pas de consigne absurde comme "pas d’appareil photos", pas d’obligation de laisser son sac au vestiaire, pas de vigile zélé et arrogant pour faire sa loi de vigile zélé et arrogant.Après une première partie, pas nulle, mais pas emballante, on attend de pied ferme le yankee.Putain mais que cette salle est impressionnante, impossible de décoller des enluminures, des parois de marbres, des tables éclairées à la bougie, les barmen ressemblent plus au serveur de Nicholson dans shining et non à un bénévole de Solidays fan de Lofofora comme partout à Paris.Je suis sur le qui vive, à tout moment j’ai l’impression qu’un vigile va venir me foutre dehors ou me réclamer des ronds, mais rien ne se passe.21h20, Woven Hand commence.1h30 de magie, de charisme, de dépaysement, il est réellement en train de se passer quelque chose, pas de mise en scène ou de blague, non pas le temps de discutailler de futilité.David eugène edwards semble possédé, balbutie des sortes d’incantation indiennes, il donne réellement l’impression d’être très loin, d’ailleurs le coté transe semble beaucoup plaire au public, cela ne m’emballe pas plus que ça, il n’y a pas besoin d’en rajouter, c’est déjà assez grandiose.Les morceaux du dernier album ne se démarquent pas plus que ça sur scène, une mangrove musical se tisse.Formation scénique assez réduite, guitare, contrebasse, clavier, batterie.Par moment, des sonorités connues au dobro rappellent 16 horsepower mais aucun morceau de l’ancien groupe ne sera joué.On attend kicking bird sur le rappel, mais ce titre ne viendra pas, pas plus grave que ça, c’était éprouvant de beauté, un grand moment.En allant pisser, je tombe nez à nez avec mon gaulois victorieux, en guise de médaille, je lui tiens la porte …Une super ambiance, des gens stylés, des looks improbables mais cools, des filles super mignonnes et d’autres moins mais qui ne donnent pas l’impression de suer l’arrogance par tous les pores de leur peau.C’est cool la suède , les seuls abrutis repérables sont une bande de français bien nazes ; tatouage de moto sur le bras , la quarantaine , sûrement pères d’enfants moches qui bandent ouvertement devant les ptits culs nordiques ne pouvant se retenir d’expressions nobles et stylisée telles que « je lui ferais bien l’anus en étoile de sheriff » ou bien « qu’est ce que je lui boucherais bien la gorge à celle la ».Une chouette soirée, qui se conclut sur la deuxième surprise que je réserve a mon pote, je n’ai rien réservé pour la nuit, tout est complet, « tu comprends pourquoi je t’avais dis de prendre un pull chaud ».









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