

- Artistes : Pandaléon Mauves Bravofunken
- Genres : Rock Pop Indie Alternatif
- Festivals : Francouvertes
- Ville : Montréal
Première vraie soirée des Francouvertes, après le tour de chauffe du 24 janvier dernier pour voir les coupes de cheveux des futurs talents de la scène francophone québécoise et… ontarienne ! Cette année, on conserve l’éternelle et efficace petite feuille de vote, avec ses notes « croches » qui vont bien et ses espaces pour commentaires obligatoires afin de tenir compte de sa voix. Dans la pénombre du Lion d’or, on se réchauffe du dehors hivernal, on boit sa première gorgée de bière pour se mettre dans les conditions optimales d’écoute et on prie pour retrouver son ticket de vestiaire égaré dans le fond de son sac (de fille, donc trop plein, trop gros et trop lourd).
Pandaléon
Mon coup de cœur de la soirée. Je l’avoue, j’ai été transportée par ces jeunes loups. Une voix bien claire et douce mise en avant (merci à la sonorisation du Lion d’or qui fait des prouesses) qui m’a fait penser à celle d’un Philémon chanté sans la sourdine. Les mélodies glissent sans complication, tout semble facile malgré l’approche riche sur le plan de certains arrangements. Ce groupe, à saveur rock-alternatif, sait parfaitement jouer les montées en puissance avec comme but (in)avoué l’atteinte de certains sommets frissonnant. En laissant parfois la part belle à la partie instrumentale, on n’en est pas moins charmé par les paroles qui sans être profondes, donnent un goût de revient. Un bon petit jujube d’hiver qu’on voudrait voir exploser au printemps.
Mauves
Après les tuques, viennent les lunettes. Ce n’est pas pour autant qu’on aura à faire à du sérieux dépressionnaire québécois (maudit que les peines d’amour font le pire comme le meilleur des tounes). Mauves, c’est bien de la pop colorée, énergique, puissante voir tapante. Mais que se cache-t-il vraiment derrière cette fougue ? Un sentiment de légèreté, de départ en vacances insouciant, des beaux petits arrangements, des guitares folles, un déhanchement du cou façon tortue, beaucoup de choses pour les yeux, l’imaginaire, un peu moins pour la bande son de mon réveil matin. C’est plus allumé qu’allumant, mais on apprécie la façon dont ils nous chauffent.
Bravofunken
Il y a des vêtements qui ne vont pas. Soit parce qu’ils sont trop grands, ou la coupe ne va pas, ou les coutures sont trop serrées. On peut adorer le vêtement dans la vitrine puis finalement se dire que ce n’est pas pour soi. C’est à peu près ce que j’ai ressenti en écoutant Bravofunken. Attention, on a ici de bons musiciens, une chanteuse investie sur scène avec une très forte présence, tout ce qu’il faut pour passer un excellent moment. Mais, on s’emmêle les pieds dans les fils et au final, on doute, on ne sait plus trop : c’était bon ou simplement pas mon truc. Bravofunken a le mérite de savoir se servir du micro pour défendre la langue française et on ne peut lui en être que reconnaissant.
Au classement du public en délire et du jury bien trop sage ça nous donne :
1) Pandaléon - 2) – Mauves - 3) Bravofunken
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