

- Artiste : Will Haven
- Année : 2011
- Genres : Métal Hardcore Sludge
- Ville : Londres
- Pays : Angleterre
Londres. 11/11/11. Will Haven avec Grady Avenell. Une frustration de moins dans une vie qui en comporte quelques-unes. Je me souviens d’un triste soir d’automne 2008 où la Maroquinerie accueillait leur fantôme flanqué des insupportables MOPA. J’étais sorti le moral en berne tant Will Haven sans Grady n’a pas plus d’intérêt qu’un Die Hard sans Bruce Willis. Jaworski, valeureux mais insipide copycat, n’a jamais eu les épaules pour supporter l’héritage de son illustre prédécesseur. Un sexe trop fin dans un vagin trop distendu. Depuis cette morne expérience, de l’eau a coulé sous les ponts : Grady est revenu, Voir Dire est sorti et ce 11 novembre, Londres était le théâtre de la plus excitante des résurrections depuis Jésus Christ. Mais qu’attendre en 2011 d’un groupe dont le principal fait d’arme remonte à la sortie du monolithe Carpe Diem il y a de cela 5 paires d’années ? En 10 ans, de nombreuses modes plus ou moins heureuses se son succédées et le metal/hardcore d’aujourd’hui n’a plus grand rapport avec celui de la fin des 90’s, début 2000 : toujours plus technique, plus mélodique, plus produit, plus croisé d’influences…bref, plus gros pd sans rien dans le bide. Alors, ringards les gars de Sacramento ?
Réponse : un réveil brutal d’émotions enfouies sous l’épaisse croûte généreusement désabusée dont l’âge m’affuble. Pour commencer, Voir Dire est joué en intégralité. En 5 minutes, When the walls close in justifie 10 ans d’attente fébrile. Lives left to wither donne envie de s’éclater la tête contre les barrières sans autre forme de procès. Après Lost résonne S.H.R, suivi de Saga, suivi…de Carpe Diem. Will Haven aurait pu en rester là , clore sur un titre qui mérite qu’on devienne sourd pour lui, partir en laissant une salle aussi ravie qu’éreintée par l’irrésistible mouvement d’avant en arrière effectué pendant 1h par la nuque de chacun d’entre nous. Mais non, Will Haven signe son retour de la plus belle des manières : on rempile donc pour Fresno, Miguel (monstrueux), If she could speak, I’ve seen my fate et Slopez. Au final, 1h30 de concert intense, compact, écrasant où Grady Avenell s’est hissé à la hauteur de sa réputation. Si Voir Dire passe à merveille l’épreuve du live à quelques rares amollissements près, les représentants de Carpe Diem s’avèrent tout bonnement affolants de puissance et d’efficacité tandis que les titres plus anciens ont perdu de leur superbe. Cela n’en demeure pas moins un improbable retour alors qu’habituellement, l’évènement ne justifie jamais l’irrationnelle attente placée en lui. Tout ça pour dire qu’à 13£ le billet, ça faisait pas cher la magie.









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Commentaires
t'écris peu, mais quand t'écris t'es carrément triquant... vivement que les fest de l'été 2012 nous dévoilent leur nom !
putain ça devait être mortel. le son du dernier disque est louuuuud et glauque! j'aime beaucoup.
jalousie