

- Artiste : Wolves In The Throne Room
- Année : 2011
- Genre : Black Métal
- Ville : Paris
- Pays : France
Habitant près de Paris, je suis l'heureux bénéficiaire d'un choix d'événement culturel très conséquent. Les concerts y abondent dans des dizaines de salles chaque soir. Il n'y a qu'à prendre le magazine lylo pour tourner de l’œil. Mais voilà , reste la question de la quantité et/ou de la qualité .... Certaines vous diront qu'elles les préfèrent courtes et larges alors que d'autres longues et fines. Toujours est-il qu'un concert vraiment bandant, je trouve que cela devient rare. Oui je suis blasé, oui je suis difficile à contenter, de toute façon un bon concert, il y a des signes avant coureurs, on le sait à l'avance.
Pour Wolves in the throne room, j'avais ce pressentiment que j'allais passer un bon moment, leur dernier opus éclatait tout sur son passage, la salle du point éphémère est très cool pour du live, j'avais déjà vu le groupe et j'avais été soufflé sans que cela me soule de les revoir. Tout était réuni.
On loupe les premières parties, non pas à cause de la qualité, je n'y ais même pas prêté une oreille myspacienne, mais la musique de wolves est bien assez dense pour me contenter avec un seul concert. Vaut mieux une bonne grosse bourre d'une traite, plutôt que de petits coups espacés car ça chauffe... A peine le set commencé que l'on sent déjà une aura nébuleuse envahir la salle, la musique de wolves est semblable à une morsure puissante, une saloperie de blaireaux qui viendraient vous choper la gorge sans jamais vous la lâcher.
Ce groupe est un des rares à pouvoir manier l'esthétique forêt sans pour autant être ringard. Leur musique violente porte tellement les stigmates des orages, de la boue, de l'ombre que malgré l'univers bestiaire et autres croyances animistes, on ne rentre pas dans le cliché de la sorcellerie moderne.
Une heure de set au pelage abondant et rêche, mais qui fait tellement de bien face aux fourrures synthétique habituelle. Ci-mer Kongfuzi pour la promenade en forêt. On a encore de la glaise sous les semelles et des aiguilles de sapins dans les cheveux. Cela faisait un bon bout de temps que je n'avais pas eu la gueule trempée de sueur et d'eau de pluie. Un plaisir.









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