

- Artiste : Devil Sold His Soul
- Label : Century Media
- Année : 2010
- Genres : Métalcore Métal Screamo Progressif
- Ville : Paris
- Pays : France
Comme n'importe qui, quand j'arrive à la bourre à ma séance de ciné, que tout le monde est déjà assis, l'avant-bras intégralement englouti par sa jarre à pop-corn, mes yeux ont du mal à se faire à l'obscurité. Et du coup, comme n'importe qui, j'attends sur le côté, priant pour une scène enneigée, un plan fixe du soleil dans le désert, enfin ce que vous voulez, mais de la surexposition. Je demande pas une poursuite qui m'emmènerait jusqu'à mon strapontin, mais au moins de quoi repérer un siège. Déjà que je vais devoir demander à quelqu'un de se décaler, ou d'enlever sa veste, ça sera bien suffisant. C'est marrant cette espèce de « hola » au ralenti qu'on crée quand on veut aller s'asseoir en milieu de rangée. Ca me donne l'impression d'être important moi. Genre les gens se lèvent quand j'arrive à leur niveau. Et je sais jamais si je dois leur faire face ou leur tourner le dos quand je passe devant eux. Alors en général, quand je croise un type, je lui fais face, pour pas qu'il me touche le cul, et quand c'est une nana, je joue la stratégie inverse.
Si je parle de ça à propos du Halloween Horror Show (quel nom de merde d'ailleurs), c'est que je me suis retrouvé dans le même état de malaise une fois franchi le ponton du Batofar. Les groupes ne m'ont pas attendu pour commencer, les pots de maïs sont des pintes Heineken, et bordel on n'y voit rien. J'ai dû briser 3 chevilles, planté 5 côtes, bousculé 2 poitrines naissantes, avant de trouver une place correcte. Je sais pas ce qui est le plus éblouissant dans ces concerts : ces nouveaux systèmes de LED ambiance fête foraine, ou les t-shirts death-core avec des têtes coupées et des serpents cartoon.
Je suis pas foutu de dire si le plus navrant venait de l'incohérence de la programmation définitivement « fourre-tout », ou de la médiocrité des groupes. Des gosses de 17 ans déclamant des textes aux convictions quasi-nietzschéennes comme « Motherfucker » ou encore « Fuck you ». Des mecs vraiment drôles déguisés en Robin gesticulant façon clip d'Emmure. Et enfin toujours ces 2 ou 3 types dans la fosse, qui se prennent pour les dignes représentants du Paris HxC dans des soirées où ils ont 10 ans de plus que tout le monde. Bordel mais arrêtez avec votre bagarre dans le vide là . Et enlevez-moi ces t-shirt Providence.
Bon à la fois, je venais pour Devil Sold His Soul. Donc j'attends Devil Sold His Soul. Je sais que ça sera sobre, sans déguisement, et secrètement, je me dis que ça peut même être bien. Déjà le son est correct. Fort, mais correct. Les types n'en font pas 3 tonnes. Juste 2. Mais ça passe. Les passages mélo sont mauvais, comme sur l'album, sauf qu'en plus, là , ils sont faux. En fait ce chanteur est plus beau que bon. Même son chant saturé n'est pas franchement top. Les envolées ont leur petit effet, mais le mid-tempo omniprésent reprend vite le dessus et rend l'ensemble beaucoup trop redondant. C'est agréable 10 minutes de head-banger à 60bpm mais...ça donne l'impression de sucer une bite langoureusement. Et même si j'ai rien contre, je fatigue vite. 20 minutes.









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Commentaires
Ce papier est estampillé BATOFAR !!!!!
Par contre, le monde entier sait que tu regardais Secret Story à présent...
Sinon j'aime bien la deuxieme chanson du premier album. Ca passait bien en Fiat Uno avec Kayu.
Genial E.
Tu es mon Luminor
moi je la trouve parfaite :)
Je crois qu'il voulait dire une review, mais je suis d'accord avec lui.
ça tombe bien ça n'en est pas une.
C'est quoi cette chronique foireuse ?
Désolé mais je n'appelle meme pas ça une chronique.