Interview de BunkumDenis : Bonjour Bunkum, alors je vais rapidement vous présenter avant de rentrer dans le vif du sujet. Vous existez depuis 1998, vous délivrez depuis vos débuts du bon vieux street hardcore à la blood for blood, discipline et compagnie. En lisant votre biographie on se rend compte très vite que vous êtes un groupe aux ambitions énormes et à l’égo surdimenssioné. J’en veux pour preuve ces quelques phrases après un certain nombre de concerts ils n’avaient toujours pas réalisés qu’ils étaient mauvais et qu’ils devraient plutôt faire du porno Ÿ. Ma première question sera donc la suivante : pourquoi ne signez vous pas la bande originale de tous les films de Marc Dorcel ?Bonjour à toi, pour ce qui est de l’ambition énorme et de l’ego surdimensionné, je te dirais oui ! En ce qui concerne les films de Marc, nous sommes en froid avec lui actuellement depuis que nous n’avons toujours pas reçu notre paye pour nos prestations dans son dernier film, et depuis qu’un membre du groupe dont je tairais le nom afin de lui laisser des espoirs sexuels a chopé un herpès génital à cause d’une actrice de l’Est qu’il nous a présenté. Ceci étant dit, nous avons beaucoup de respect pour son parcours et sa réussite à l’Américaine qui nous influence d’où notre ambition énorme et notre ego surdimensionné (voir ci-dessus) ! En écoutant votre CD la première remarque que je me suis faite est blood for blood semble être passé par là Ÿ. A part ces gars de boston, vous pouvez nous citer des groupes auxquels vous vous sentez proches ?Pour ce qui est de Blood for blood, c’est marrant car nous écoutons mais ce n’est pas forcément une de nos influences majeures. En fait, nos influences sont diverses et variées allant du NYHC (Cro Mags, Warzone, Sick of it all, Madball…) au Old school (Minor threat, Kill your idols, Slapshot, Ensign...) avec des touches plus Punk et Rock’n’roll même (Motorhead, Zeke, Us bombs, Violent society…) et des trucs chelous et divers (Fonky family, Gun’s n Roses, Peter Tosh, M. Pokora, Bézu, One Life Crew…) Mais on se sent proche de personnes car le hardcore à Cirières, c’est unique ! Vous semblez être en marge de toute la nouvelle vague de groupes hardcores qui ne jurent que par la grosseur de leur production et une page myspace sur travaillée. Ce manque évident de prise au sérieux (qui est tout à votre honneur) vous a t-il désservi auprès d’organisateurs ou de labels ou de groupies habituées aux méchus ?On est en marge de rien du tout, on fait ce qu’on a envie de faire ! On ne se réfère à aucune nouvelle vague ou je ne sais quoi puisque comme toutes les vagues, elle ne durera pas. Elle s’écrasera contre un rocher qui est comparable à l’indifférence d’un public consommateur qui prend et qui jette. Vous avez récemment accompagné Settle the score durant leur tournée française. Comment vous êtes vous retrouvés là dessus ? Comment s’est déroulée cette tournée ?C’est avant tout grâce au Complot Mat’sa qui s’occupe de trouver des dates à pas mal de groupes (Viktims, Stubborn, Wanaguen RnR band….) et de sortir des skeuds que l’on est -tombé là-dessus ! La tournée de Settle the Score était aussi avec Stubborn qui viennent de sortir un album sur Eternalis. On a fait trois dates de suite avec eux (Poitiers, La Roche/Yon, Bordeaux), ça c’est super bien passé : des allemands très sympas qui font du bon son comme on dit dans le tuning ; du camion sexuellement décoré pour l’occasion, plein de bières, de sueurs, de contraventions avec un chauffeur très zen qui supporte 3 jours d’assistanat social. Votre premier album (still drunk) est sorti sur eternalis records. Ce qui m’a fait marrer (oui je suis un homme très drôle en fait) a été de voir figurer sur un label ouvertement straight edge un CD ventant les mérites de l’alcool. Comment s’est déroulé votre rencontre avec le label ? Avez vous converti xquentinx ou xmatthewx aux bienfaits de la bière ?C’est vrai que tu es drôle ! mais pas autant que nous, ah ah…La rencontre s’est faite par mail lorsque l’on a demandé un coup de main pour sortir un album. Ils se sont montrés intéressés donc, les aides étant rares, on a sauté sur l’occaz en sachant que le label était plus ou moins tenu par des SxE et que nous n’appartenons pas à ce mouvement. Cela prouve l’ouverture d’esprit de la plupart des SxE et on a réussi à faire accepter le titre Still drunk Ÿ parce qu’il est bien en phase avec nous. Sinon, en aucun cas nous incitonsles gens à boire comme on le fait, nous ne somme pas de Hardlines buveurs mais plutôt des buveurs positifs un peu comme le sont des groupes comme Murphy’s law, Gang green… Alors maintenant on va laisser place aux questions bâteaux que tout bon webzine se doit de poser !!! (j’ai plus d’idées en fait) |
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