Billet d'humeur du 13/02/2009 par jAck
Chronique jeux-vidéo: LEFT 4 DEAD
J’aimerais tant vous dire que le sourire d’un enfant est la plus belle chose qui soit. Que j’espère de tout coeur voir les colombes illuminer le ciel d’une humanité en paix, puis devenir le témoin d’une société débarrassée de la misère et de la guerre, par la grâce d’une irrésistible vague de solidarité entre les hommes. Que le liberté - égalité - fraternité Ÿ de notre douce France se voit greffé de l’Amour Ÿ pour devenir l’hymne d’une nation mondialisée. Je vous assure, j’adorerais vous témoigner du plaisir que je ressens lorsque les rossignols chantent gaiement le retour du Printemps.
Malheureusement, ce serait vous mentir. La plus belle chose qui soit, c’est d’éclater le bide de ces fils de pute de Cauet-Boomers, d’arriver à tailler dans la viande épaisse d’un Chabal-Tank, de brûler ces salopes d’émo-Witch quand bien même elles n’auraient rien demandé. Mais aussi le pouvoir de voter contre l’un de ses camarades qui vous aura malencontreusement Ÿ emprunté votre medikit alors que vous commencez une campagne avec 12 de vie. Et enfin de dézinguer du zombie comme on aimerait dézinguer tous les moutons avec lesquels on se tasse joyeusement dans le RER chaque matin que Dieu (qu’il meure d’un cancer du colon) fait. Et ce en faisant fi de l’éclair de lucidité qui pourrait nous pousser à remarquer que nous sommes comme eux. Non, bordel Francis, je ne suis pas infecté.
Left 4 Dead est le seul remède valable contre la crise et la misanthropie qui vous gangrène un peu plus chaque jour à survivre dans le monde du travail. Jouer à Left 4 Dead, c’est tuer la partie de soi qui se traîne chaque jour à son bureau. C’est n’avoir d’autre choix que de partager sa haine avec 3 coéquipiers, un pote et 2 boulets (souvent sanctionnés par le couperet démocratique du vote). Left 4 Dead, c’est la vie la vraie.
I hate woods.
www.l4d.com
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