Billet d'humeur du 08/05/2007 par bloody udall
Qu’est ce qui a changé pour ma première journée sous la coupe du nain teigneux? Bah rien, monsieur l’agent. J’ai joué à Fifa 2005 avec ma nouvelle manette, j’ai mangé des pâtes au thon, je suis même sorti quelques minutes pour poster un recommandé… sans contrôle d’identité s’il vous plaît.
Je me bats pas encore le coulpe en geignant comme un demeuré. Par contre, j’ai l’oeil torve et hagard à chaque fois que j’allume la télé. Et pour cause:
La politique c’est:
-Des slogans binaires de militants à peine post-pubères, pourris par l’autosatisfaction d’une victoire éphémère.
-Des porte-paroles imbus de leur propre rhétorique qui déblatèrent les mêmes slogans, les mêmes vieilles phrases toutes faites
-Des candidats déconnectés des problèmes, une gauche à droite et une droite plus qu’à droite, qui bouffent à tous les râteliers. Ça me rappelle une époque où chercher les voix du FN était pas forcément un truc bien glorieux.
Ségolène Royal continue à nous servir un discours chiant à en crever, sans hargne, sans aucune rage ou envie. Sans comprendre le rassemblement de l’intégralité de l’extrême gauche. Eux ont bien compris qu’il fallait faire front face à Sarkozy et à sa violence. Mais non, le PS continue de rabâcher à qui veut bien l’entendre (mais qui veut encore l’entendre? Des militants décérébrés?) ses vieilles rengaines héritées de douze ans d’opposition.
Tout ça me débecte, je vomis le puritanisme ambiant, la démocratie chrétienne qui gangrène autant la gauche que la droite, ces programmes de socialistes qui n’ont plus rien de sociaux, plus rien de la gauche. Et la droite reste fidèle à elle même au moins. Toujours aussi régressive, paternaliste, plus quelques nouveautés: atlantiste, prônant la conciliation du labeur, de la famille, de la patrie. Jouant sur les sentiments, l’amour à mort.
J’emmerde la théâtralisation des débats, cette gauche qui ne jouit que dans la fange de l’opposition, j’emmerde toutes ces gueules de cons qui s’affichent sur les plateaux de télé pour gratter un ministère, lécher le cul du patron, j’emmerde le militantisme d’opportunistes inscrits sur Internet qui ont pas distribué un tract de leur vie et qui osent te prendre de haut.
Les jeunes encravatés, enroulés dans leur écharpe en poil de cul, les vieux cadres de la Défense, les mamies qui te claquent la porte au nez, les connards bruitistes, les polémistes, les démocrates satisfaits des scores de le Pen, les humanistes qui s‘improvisent féministes pour la social démocratie, les centristes prétentieux et nombrilistes… tout ça me débecte.
Je n’aimais déjà pas beaucoup la France et le patriotisme puant. Nous voilà parti pour cinq ans en compagnie du drapeau, de la Marseillaise et de la Bible. Et j’entend encore les cadres plumitifs du parti socialiste se féliciter des tirades piquées à Jean Jaurès. La France n’a plus rien de laïque, impartiale, cosmopolite.
Bienvenue chez toi, connard!
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