
Bucky Larson : super star du X

Soyons clair: si on parle aujourd'hui de ce film, c'est qu'à côté des dernières horreurs ayant pollué mes pupilles (Adele Blanc-Sec, Hobo with a shotgun, Vampires, Les Runaways, Les mythos ... de mémoire), il s'est avéré un baume apaisant. Il ne mérite toutefois pas d'être gravé en lettres d'or au panthéon de l'humour. Celui-ci y est certes thrash et poussé, il pâtît néanmoins de l'ambiance générale, franchement contrastée.
Bucky Larson (Nick Swardson) est un gentil retardé qui désire le bien de tout le monde. Sorte de croisement entre Mr Beans, Austin Powers et Rain Man, la gaillard, affublé...
Par Ndaref, le 02/02/2012
L'amour dure trois ans

Frédéric Beigbeder, l’énigme. Personnage fort sympathique au demeurant à l’esprit fait tant d’auto dérision que de références littéraires géniales, il est à l’origine de l’une des plus grandes supercheries littéraires françaises de ces dernières années : ‘L’amour dure 3 ans’ (à égalité avec tout ce qui est sorti des mains foireuses de Lolita Pille). Livre fourre-tout, balourd, suffisant et terriblement approximatif qui a eu au moins le mérite de remplir un objectif : échouer dans tout. Que dire en effet de son écriture tant elle pourrait être l’œuvre d’un post adolescent tout juste largué et...
Par denis, le 29/01/2012
Shame

« Oui, c’est vrai, on a dû me greffer une trompe d’éléphant en guise de sexe et me couler du béton dans les fessiers pour les besoins de ce film » avouait, penaud, Michael Fassbender lors de l’avant-première de Shame. « Et heureusement ! » ajouterai-je, tant l’intérêt du film repose en grande partie sur la plastique avantageuse de son acteur principal (et des putes qu’il croise lors de son périple). On est bien loin du vilain et bedonnant Javier Bardem, comme le qualifie très pertinemment une certaine Alice L., psychomorphologiste de premier ordre. Car les scènes de sexe, crues, foisonnent...
Par jack, le 12/01/2012
Faites le mur

Le film événement de la fin 2010, analysé avec une sage année de décalage, ne va pas sans évoquer cette dinguerie de La Grande escroquerie du rock'n'roll, OVNI auto culte où l'ex manager revisite l'histoire des Sex Pistols. A l'arrivée, c'est plaisant, mais limite hors sujet. Quoi, c'est fait exprès?
Dans La Grande escroquerie du Rock’n’Roll, Malcom Mac Laren exposait le postulat suivant: j'ai créé les Pistols, ces types sont des marionnettes interchangeables (d'abord le bassiste, ensuite le chanteur), ils me doivent tout, je suis un génie. Dans Faites le mur, Banksy développe à peu près la...
Par Ndaref, le 12/01/2012
Frozen

Hiver, station de ski, jeunes américains. Dents blanches, barbes de trois jours, chevelure blonde. Débrouillardise, humour/amour, télésiège. En route vers les cimes, dernière descente de nuit. Highway to hell.
Frozen fait partie de ces films fauchés mais captivants, la cohérence de son scénario suppléant aisément le manque de moyens. Passé l'exposition, difficile d'ailleurs de décrocher de ce huit clos, se déroulant paradoxalement en plein air, à quinze mètres du sol. En 1971, Louis de Funès se retrouvait dans une position identique, dans l'ultra baroque 'Sur un arbre perché'. Conceptuel,...
Par Ndaref, le 15/12/2011
Echange standard

C'est la crise, les gens ont besoin de se divertir. De fait, quand certains vont applaudir un grand noir qui pousse le fauteuil d'un paraplégique, d'autres préfèrent directement se pisser dessus. Chacun ses déviances, n'est-il point? Néanmoins, nombreux seront les premiers, ces prosélytes de la pensée positive, à tenter de faire la morale aux seconds. Va voir Intouchables, tu vas rire et ça fait du bien de s'imprégner de bons sentiments, on ressort de là ragaillardi. Bien sûr. Bien sûr qu'on irait si on avait quelque chose à foutre des bons sentiments et qu'on attendait ce messie filmé pour...
Par Ndaref, le 07/12/2011
Time Out

Dans ce monde qu'on espère être de science-fiction les gens naissent avec un compte à rebours sur leur bras, et s'arrêtent de vieillir à 25 ans, âge à partir duquel ils doivent commencer à « gagner » leur temps de vie. L'argent n'existe plus, la monnaie courante étant le Temps. Celui-ci se gagne, se vole, se prête, se vend, bref : les inégalités se creusent. Les plus riches sont amenés à devenir éternels, laissant les plus démunis dans leur misère, celle de vivre au jour le jour, au sens propre. Voilà pour le pitch.
Pour le rendu Justin Timberlake et Amanda Seyfried sont des Bonnie and Clyde...
Par Caj, le 07/12/2011
Les Tuches

C'est pas nouveau, le fait qu'on soit à la ramasse niveau comédie dans notre bonne vieille France. Pas la peine de rabâcher le refrain sur la maigre troupe d'acteurs qu'on est obligé de se coltiner dès que Télé-Poche annonce la "futur perle française". De toute façon, ce sont les mêmes qui se touchent sur les films de Dany Boon et qui se plient en deux devant "l'humour" de tous ces noms qui traitent de la religion musulmane / juive (Coco, Il Reste Du Jambon ?). Autant d'occasions pour se rendre compte de la pauvreté de notre triste scène cinématographique. Aux chiottes ces sujets démago et la...
Par ben, le 02/12/2011
Very Cold Trip

Un jour, un type a sorti un film. Ça se nommait Very Bad Trip et, pas de bol, ça a marché. Les gens se sont piqués de cette bouse comme ils s'esclaffent aux sketchs lamentables de Scène de ménage. De fait, d'autres malins ont repiqué l'idée du titre, voire l'histoire elle-même, et voilà comment une flopée de machins intégrant les mots Very, Bad et Trip ont fleuri en streaming. La plupart sont indignes d'être nommés mais, prisant personnellement l'indignité, je m'en suis tapé un paquet.
Very Cold Trip reprend pas mal d'éléments de l'horrifiant modèle: une longue nuit, pas mal de péripéties,...
Par Ndaref, le 22/11/2011
Contagion

Chine. Casino. Décor planté. Gwyneth Paltrow, femme d'affaire crédibilité zéro, mange des trucs sauce crevette. Un jaune tente de l'initier à des jeux de riches avec ses doigts boudinés. Ivre, horny, elle appelle un ex. Répondeur - jet lag - champagne. Et là tout s'enchaîne. Elle meurt à son retour au Minesota. Son fils aussi. Son ex aussi. Bave aux lèvres. Matt Damon, son mari trompé, force les abdos sous son pull tricoté mains mais rien n'y change. "Morts, morts, ils sont tous mortttssss !" (Scène d'émotion intense). Métaphore de la charia ?
Laurence Fishburne, tout de gras vêtu, recrute...
Par denis, le 14/11/2011








