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Midnight Meat Train
Réalisé par : Ryuhei Kitamura
Année : 2009
Pays : usa
Genre : Slasher/Horreur/Fantastique
Si vous aimez : Winnie l’Ourson, La Flûte enchantée, et accessoirement Creep ou les films de serial killers surnaturels et iconiques (Freddy, Jason, etc…)
Il y a toujours de l’émotion lorsqu’on assiste à une naissance. Et donc, sous vos yeux humides, vous découvrirez dans ce film de genre la naissance d’un nouveau broyeur de têtes devant l’éternel :Mahogany.
Porté par un Vinnie Jones de niveau historique option culte, pur produit violent estampillé hémoglobine moite et malfaisante, Midnight Meat Train (que j’écrirais ensuite MMT, parce que fait chier de taper tout…. ) bref MMT se veut l’adaptation d’une bluette poétique et bonne enfant de notre génial génialissime génie international : Clive Barker (un petit écrivaillon, cherchez pas…). Pas souvent aidé par ses produits au ciné alors que ses bouquins chatouillent la perfection du genre –qui a dit ça rappelle Alan Moore en bd ?-- il fait parti ici des producteurs, et pour son bien. Pardon ? De quoi ça parle-t-il-donc ?
Et bien, Leon un talentueux photographe est repéré pour exposer ses rendus, avec une demande particulière sur les scènes de vie les plus sombres possibles. Dans cet optique, il arpentera les endroits les plus glauques et en viendra à s’intéresser aux crimes d’un tueur en série (Mahogany) sévissant dans la ville, et mieux, à suivre le dit psychopathe. Léon va trouver de quoi photographier, il trouvera même plus que ça, et il ne pourra plus revenir en arrière.
Dans le rôle de Léon, Bradley Very Bad Trip Cooper, qui saute d’un genre à un autre avec toujours autant de talent (quand on le voit flipper ici, on a vraiment de la peine pour lui, mais en même temps vaut mieux lui que moi…).
MMT devait à la base être entre les mimines de Patrick Tatopoulos (les bestioles de Independance Day ou de Silent Hill entre autres, et à la réalisation le Underworld : soulèvement des Lycans ), mais c’est à ce petit coquin de Ryuhei Kitamura que sera confié le métrage. Maintes fois primé :Versus (primé en 2001), Azumi (primé en 2004), Ryuhei nous sert donc un film froid et poisseux, aux effets spéciaux bourrinesques (je dépose le terme) jouissifs, il nous offre Mahogany /Vinnie Jones en classieux et effrayant serviteur ultime de la souffrance, et en parallèle, le petit bonhomme joue la régularité en emmenant son bébé se faire primer au Fantastic’arts de 2009 !!
On ne commettra pas la faute ici de comparer l’histoire originale de Barker et le film de Kitamura, deux supports différents. Il en sort de toute façon un pur film de genre, une série B crapuleuse et très attachante, qui ne se cherchera pas de fausse excuses (tu lis Voici, toi ? moi ? non, juste aux toilettes chez le docteur), un film qui s’assume : une boucherie…et même une fin à laquelle on ne s’attend pas du tout.
Bannister the Butcher
midnightmeattrainthemovie.com
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