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Antichrist
Réalisé par : Lars Von Trier
Année : 2009
Pays : Suède, Italie, Pologne, Allemagne, France, Danemar
Genre : drame
Si vous aimez : le nombre 23
Un non franc et massif. 1h44 de foutage de gueule avéré. Durant la projection, il est presque possible d’entendre Lars Von Trier rire à s’en froisser les abdos en pensant à tous les cons qui défendront le corps de ce film qui ne mérite pourtant que le charnier. Esthétiquement, rien à dire, c’est superbe, c’est léché, bravo. A ce titre, l’intro du film est une véritable démonstration de savoir-faire : Lars Von Trier sait travailler son image, ok, n’y revenons plus. Mais ce talent n’est rien comparé à celui de nous bourrer le mou avec un propos totalement inepte où s’entremêlent des thématiques psychologiques, mystiques et fantastiques aux confins du ridicule. Le coup du renard qui ouvre la gueule pour dire chaos reigns restera comme la blague du mois de juin, ex-aequo avec le clip d’Attack !Attack !. Sans compter les scènes gore et de sexe dont l’unique vocation est de constituer le socle de la stratégie marketing du film, tant elles n’apportent rien sinon la polémique. C’est cru, dégueulasse mais inutile à moins qu’une auto-excision en gros plan avec des ciseaux rouillés vous fasse bander. En quel cas vous êtes parfaitement calibré pour ce film et devez affronter une cruelle vérité : vous êtes un connard, et pas qu’un peu.
Le pire, c’est que cette chronique au napalm est de nature à encourager des personnes à aller voir Antichrist pour se faire une opinion , 2ème effet Kiss Cool de la stratégie marketing bien huilée : ceux qui aiment le film le vendent à leurs proches, ceux qui ne l’aiment pas n’ont d’autre choix que de le haïr bruyamment – pour d’excellentes raisons – et piquent donc la curiosité des naïfs de mon espèce. Maintenant que j’ai fini d’épandre le lisier sur l’oeuvre, reprenons un peu son synopsis :
Tandis qu’un couple est en train de baiser tout ce qu’il y a de plus classiquement, leur gosse saute de la fenêtre et s’écrase la gueule sur le trottoir comme un vulgaire flan. On ne sait pas trop ce qui lui a pris, ça devait pas être une flèche pour se défenestrer de la sorte. Peut-être un mal pour un bien du coup. La mère n’analyse pas tout à fait cet accident de la même manière et vit très mal ce décès (Bouhou). Son mari, psychothérapeute mais pas médecin (escroc quoi) va prendre en charge sa thérapie pour l’aider à traverser les épreuves du deuil. Comme je le mentionne plus haut, s’ensuit 1h30 de baratin où la symbolique grossière (les 3 mendiants sous formes d’animaux représentant les 3 phases du deuil) se dispute la palme du plus gros sabot avec la psychologie J&J du type : je faisais l’amour pendant que mon fils s’est tué, donc mon désir de me faire culbuter est coupable, donc le sexe est le mal (ou Satan, à votre convenance), donc je finis par coller un coup de bûche dans les parties de mon mari et par m’exciser pour expier mes fautes, de toute façon je suis une femme et toutes les femmes sont des putes (je n’amplifie malheureusement rien). Notez que la dernière partie du raisonnement me paraît tout compte fait assez pertinente.
Pour bien vous montrer à qui s’adresse ce film, je ne peux m’empêcher de citer la version Pour de Première : Parce qu'il propose un miroir où chacun peut se confronter à sa raison et ses pulsions, Antichrist est un très grand film inconfortable.
jAck
www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=120692.ht
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Sinon pour ma défense, cf. le blabla habituel sur notre façon d'écrire.