

- Artistes : Glassjaw Admiral's Arms
- Année : 2010
- Genres : Post Noise Métal Hardcore Emo
- Ville : Paris
- Pays : France
C'est rare, mais il y a certains concerts qu'on attend plus que d'autres, qui nous font oublier qu'on est blasé de tout et déjà vieux et aigri à même pas 30 ans. Celui-ci en fait partie. Forcément, Glassjaw, c'est ma jeunesse, c'est la découverte du processus de refoulement de certaines tendances homosexuelles alors qu'on idolâtre un peu trop Daryl, c'est le souvenir aussi d'un putain de concert en 2002 à la Boule Noire. Pour dire, j'ai même payé ma place...
J'arrive donc à Paris, plutôt chaud, pile à l'heure, bref vachement pro, me rappelant que quand même je bosse pour un webzine sérieux et qu'il faut pas décevoir le boss. Petit détour par l'International, bar branché, qui sera l'occasion de planter le décors de la Scène façon MI (E., Denis et Jack autour d'une table, honorant le concept d'happy hour), et qui sera connu ensuite pour les exploits de Jack la Menace, aussi appelé "le grand bluff". Mais revenons à ce concert.
J'arrive pile à l'heure pour voir Admiral Arms. Je vais faillir à la tradition et dire que, même si je me suis fait chier et que ce groupe n'a strictement rien inventé, les gars ont fait leur boulot, devant un public forcément pas du tout coopératif. Même si traiter de "bande d'enfoirés" une demie dizaine de fois l'audience est un concept particulier, ça joue et ça chante plutôt bien, et avec un peu plus de personnalité dans les compos ça pourrait presque le faire. Après environ 45 minutes de set (quand même), on remballe et en avant Glasjaw.
Glassjaw... Autant le dire tout de suite, ces mecs sont étranges. Disons qu'ils savent brouiller les pistes. J'avais déjà prévu de blaguer sur la guitare aux couleurs de l'Israël du guitariste, et vu la température de la salle parler de four aurait été super simple. Mais là, stupeur, c'est un Justin Beck à la barbe noir et au crane rasé me rappelant les meilleurs moments du marché de Corbeil-Essonnes qui surgit sur scène, un peu comme un signe de fraternité israëlo-palestinienne, mais avec lui même. Palumbo lui aussi a décidé de passer de l'autre côté visiblement. Même si j'étais au fait de ses errances musicales avec Head Automatica, je ne pensais pas qu'il oserait arborer ce look à faire pâlir un Bill de TH, attitudes comprises. Les autres enfin, le changement le plus radical peut-être, puisque le deuxième guitariste a tout simplement sauté, et bassiste et batteurs sont des petits nouveaux. Glassjaw est désormais un quatuor. Mais parlons musique.
Force est de constater que, même dans cette nouvelle configuration scénique, ça envoie grave. La section basse/batterie est groovy à mort, et les plans de guitare sont respectés à la note près. Le son est très bon dans l'ensemble, le pied. Daryl assure aussi, même s'il se permet de modifier 40% des lignes de chant, le public se charge de chanter les lignes originales, ce qui donne un côté chœur/soliste parfois bancal mais souvent pas dégueu. Les nouveaux morceaux (une dizaine peut être?) s'enchainent, très bons dans l'ensemble (Jesus Glue notamment), et tous les tubes sont passés en revue près d'une heure et demie. Concert parfait me direz vous ? Presque...
Car au final, une guitare au lieu de deux, ça fait bien souvent un vide, que le bassiste tente de combler avec un jeu en accords plus ou moins efficace. Autre gros soucis : l'ambiance. Le public était constitué principalement de types comme moi, qui avaient 17 ans à la grande époque de Glassjaw, et qui ne sont pas dupes du jeu de scène pourri de Palumbo, probablement pus en attente de minettes hurlantes que de pré trentenaires attentifs. D'où un certain malaise entre les morceaux : gros silence après 15 secondes d'applaudissement, j'avais quand même rarement vu ça. C'est donc sans demander leur reste ni accorder un rappel que les mecs sont partis, pile à l'heure. Mouais...
Heureusement, ma soirée n'a pas finie ainsi, et j'ai eu droit à un cours d'intimidation par Jack, dit "le téméraire", qui, accusé à tort d'avoir une certaine aversion pour les personnes d'obédience judaïque, et menacé de cassage de gueule par un pro sémite champion de kung fu portugais, nous a fait une démonstration de force saisissante. Sachez donc que, si on vous emmerde, il vous suffit de menacer de mort l'agresseur, en le regardant dans les yeux, pour que celui-ci en vienne à vous prier de l'excuser pour son écart de conduite. Si vous pouvez ajouter un petit "bien sur que j'ai un fusil, comme tous les antisémites" à la fin, ça ne fera qu'ajouter un peu de panache à votre attitude certes suicidaire, mais tellement far west. Y a pas à dire, les mecs d' MI, c'est vraiment les meilleurs.









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Commentaires
baisse toi maintenant ouiii :D
Merci Denis, tu es un père pour moi ! Je me souviens très bien de lui à l'époque, j'étais d'ailleurs déçu quand il est parti, et là j'avoue que je ne l'ai pas du tout reconnu ! En même temps j'aurais pu me renseigner, mais si je faisais ce genre de truc je chroniquerais pas pour MI...
j'ai corrigé l'erreur !
@ Saihbc'set effectivement le tout premier, il a joué sur EYEWTKAS, tu peux le voir dans le clip de Siberian Kiss :)
@ Summer : en tous cas ce n'est pas lui qui a joué sur Workship and Tribute... A moins que ce ne soit le tout premier, auquel cas toutes mes excuses ! (sans les rouflaquettes peut être..?)
La fin... ENORME !!!
Le bassiste de Glassjaw un petit nouveau? hahahaha elle est très bonne celle-là!!
pour une fois on est gentils
sur metalorgie on peut lire ça: "le temps que les insipides et brouillons Admiral's Arms, s'exécutent" "les quarante minutes pariassent une éternité tant leur Metal / Hardcore sonne creux et déjà entendu." OUCH !
Jack, le GG Alin parisien !