Festival de groezrock - part 1 à Merheet le 09/05/2008

Festival de groezrock - part 1

09/05/2008

@ Merheet / open air


C'est l'été à en croire l'état d'ésastreux de mes aisselles. Je passe donc en mode punk à roulettes pour annoncer les festivités. Rien de tel que ces quelques rayons transperçant la grisaille pour se sentir invincible. Et préparer un gigathon d'une semaine. Voilà le compte rendu de ces quelques jours, dans le pur style I hate people Ÿ. Minimum syndical sur les groupes et une flopée de considérations bassement personelles et d'anecdotes nombrilistes. Le style risque d'en ressentir le contrecoup.

Cela dit, un report reste un report et c'est le genre de truc que j'ai toujours eu du mal à lire. Les retours métronomiques sur la technique et l'accoustique, la redondance des termes pour définir et catégoriser les prestations... Cette manie, ce pointillisme barbant, tout ça va bien cinq minutes.
Alors une fois n'est pas coutume, votre fidèle serviteur (c'est moi) va inverser un peu la donne.
Définissons le contexte.

Le Groezrock a réussit à s'imposer en quelques années comme le rassemblement référence pour tout ce qui se range dans la case punk-hardcore-ska, tout ce qui porte des Vans et boit de la Kro tiède en tentant lamentablement de se faire pousser une moustache. Ca tombe bien, c'est mon cas. Mais avant de moshparter comme des abrutis devant Bad Religion ou A Wilhem Scream (deux groupes que je vais louper d'ailleurs), on se décide à passer la nuit sur Bruxelles. Ah oui, au fait, je pars avec Tibo, un manouche bas du front, redneck de la banlieue sud, bad-ass buveur de Koenigsbeer éventée et accesoirement un bon zigue pour tout ce genre de délire propres à faire exploser le Funotest.

Soit mardi soir les prémices de mes excès (flingage de pinard qui fout des ampoules sur le rectum en compagnie de jAck et poursuite des hostilités dans un vieux rade du centre de Paris), à cela j'ajoute une belle raclée infligée à une petite espagnole largement potable durant le reste de la nuit. En voilà une qui ne s'adonnera pas au tango de sitôt. Lendemain qui chante. Claque la porte en sortant Ÿ et mon numéro de téléphone griffoné à la va-vite sur un vieux ticket de caisse. Et quelques bonnes résolutions à graver au fond de mon crâne. Du genre, ne plus ramener de radasse à l'appartement. Ca attire la crasse et les emmerdes. Barre de métal enfoncée dans le crâne. Bouche pâteuse. Paquet de Gauloises en berne. Journée de taff au radar et mise en ligne des deux premiers morceaux de Blutch, mon groupe de très bon goût. Achat d'un carnet de bord pour noter toutes les anecdotes foireuses à venir. La plus grande phobie du chroniqueur. Imaginer la tagline suprême et la voir s'envoler au moment de coucher tout ça sur son ordinateur. Vu la pauvreté du style des autres chroniqueurs de ce site, j'imagine que c'est une maladie couramment répandue. Un peu comme la chiasse et le judaïsme, en somme.

Mercredi soir. Concert post branlette et pré-coït, histoire de chauffer le dragon à un oeil. Ebullition du calfouette. Relents de bière tiède. Apéro. Strike Anywhere.
Tiens, remettons en une couche baveuse.

7 Mai – Dolores Riposte Time Bomb Strike Anywhere @ La Pêche (Montreuil)

Cela dit Dolores Riposte a fait un set valable, toujours le même, carré et efficace, sans folie. Time Bomb, arf, une longue histoire à base de Label 5 et de Top Cola avec le batteur du groupe qui a une dette envers moi pour quelques temps encore. Time Bomb c'est Rancid période And here come the Wolves Ÿ, voilà tout. Mêmes attitudes sur scène, mêmes mimiques scéniques, mêmes riffs taxés ça et là. Mais même envie, même énergie, même urgence aussi. A l'arrivée, un très bon set et un public acquis au chanteur (sorte de sosie de Lambert Wilson). Et pour finir cette soirée sans alcool (la fête est-elle vraiment plus folle?) en beauté, Strike Anywhere nous gratifie d'une prestation ultra tendue du caleçon: du punk hardcore à roulettes plein de fraîcheur. C'est pour ça que j'apprécie pas mal la nouvelle scène punk hardcore ala Flatliners, the Computers ou Strike Anywhere. Un bon coup de brumisateur dans le slip d'une scène punk militante qui prend la flotte de toute part. Retour dans ma turne. Préparation des compils pour la route. Demain jeudi, direction Bruxelles.

8 Mai – Grosse Piccole Femmes peu farouches Guest @ Bruxelles

Le report de cette nuit sera expéditif. On a bien roulé, on a bien bu sur la route et sous la canicule. On a continué à boire dans un parc, près d'une jolie fontaine, dans un restaurant qui nous a enculé à sec et au gravier comme les vulgaires touristes que nous étions et finalement dans un bar, le paradis de tout homme normalement constitué: la bière à 1 euro et la dancefloor au premier étage. Ensuite, je n'ai que peu de souvenirs précis. Des filles qui se pressent la pêche sur mon Jean, des allers retours incessants entre la bar et la piste, une quantité de nouveaux amis Ÿ et un final merdique dans la bagnole, à dormir comme des pauvres types la clope et le renard au bec. Et c'est donc bien entamé que nous reprenons la route autour de 10h et des les embouteillages, le regard hagard mais la mine réjouie, si vous me permettez ce genre de formule galvaudée que n'auraient pas reniés Marc Levy et Anna Gavalda. Direction Merheet et son bestiaire de bouffeurs de moules au langage décadent. Et direction le pays des rêves à la place du mort durant le reste du trajet.

La suite de ce report haut en couleur dans les jours qui viennent. Voilà de quoi vous titiller la pastille en patientant jusque-là: Alkaline Trio, Hot Water Music El Guapo Stuntteam, Vodka tiède et drague de bas étage.

TRACK LIST: M-Sixteen, Hot Water Music, Therapy? American Hi-Fi, Nine Eleven, Victims...


bloody udall




&nbp;
We are on :
news | albums | gigs | interviews | pics | cinéma | foutraque | faq | goodies | forum | contacts | YouFolkMe
© 2005-2008 Musik Industry | Tous droits réservés