Concert de Everytime I Die + Scary Kids Scaring Kids + Drop dead Gorgous à Paris le 15/04/2008

Concert de Everytime I Die + Scary Kids Scaring Kids + Drop dead Gorgous

15/04/2008

@ Paris / Trabendo


Encore aujourd’hui, je me mords les doigts d’avoir loupé les concerts de certains groupes mythiques alors que j’étais parfaitement en âge d’apprécier : Botch, Breach, Will Haven, Unfold, Nostromo, Refused… la liste est malheureusement longue, et la hantise est grande d’encore laisser passer le train d’un mythe sur les planches. Voilà pourquoi j’étais particulièrement guilleret à la perspective d’aller voir Everytime I Die.

Evidemment, le concert était annoncé à 20h30 sur le site de la salle mais commençait en réalité à 19h30. J’ai donc raté 1h de premières parties (dont l’intégralité de Drop Dead Georgous). Le hasard faisant parfois bien les choses, j’en suis très heureux, tant les 20 minutes que j’ai pu voir de Scary Kids Scaring Kids m’ont tout simplement atterrés. Oui, ce groupe est épouvantable de conformisme eu égard à l’esthétique Ÿ emo. Un groupe de connards en slims qui reprend tous les plans éculés D’alexisonfire et cie avec une sincérité aussi flagrante que l’hétérosexualité de Bloody. Donnez-moi un lance-flammes. Vous me direz, SKSK était en totale adéquation avec 80% du public présent : des jeunes emogays qui se croient trop top funs et qui mériteraient qu’on rouvre Treblinka pour les vacances de Pâques. Au four mille fois.

Prenant mes grands airs de vieux con à qui on la fait pas (dédicace à Philou cocksucker Ÿ Man¶uvre), j’attendais donc l’arrivée d’Everytime I Die en prospectant parmi les moins de 15 ans d’éventuelles candidates aux productions Woodman. Après l’administration de doses massives de GHB et quelques relations sexuelles parfaitement scatophiles dans les luxueuses toilettes de la salle, les lumières s’éteignent. L’émotion m’étreint.

Et là, la déception. La mi-molle.

Everytime I Die enchaîne ses classiques et ses tubes (ce qui n’est pas exactement la même chose pour le true fan de ma trempe) avec conviction et bon esprit mais rien de transcendant. Bof. On fait le boulot. Bien certes. Mais on pointe quoi. Je ne vous cacherai pas que l’effet Dillinger a beaucoup joué : Je ne suis pas tout à fait certain qu’il soit possible d’apprécier un concert agressif Ÿ moins de deux ans après les avoir vus, tant ces ânes défoncent tout (et je vous assure que j’utilise le terme le plus approprié de la langue française). Alors voilà, le son est plutôt gros et tranchant, mais c’est mou. Le guitariste (le maigre à moustache, pas le gros bûcheron canadien) fait des allers-retours en courant sur la scène mais il semble à peine trottiner. Keith fait le malin mais pas trop non plus. Heureusement que les quelques titres de Hot Damn ! viennent un peu secouer l’ambiance mais globalement, je me sens vraiment piégé dans un concert de kids. Alors que j’étais en train de fourbir mes insultes les plus acérées, le groupe a la bonne idée de faire monter tout le monde sur la scène pour sa dernière chanson. C’est un bordel indescriptible, le videur de la salle (je savais d’ailleurs pas qu’on recrutait dans les zoos désormais…) fait la gueule et l’image est vraiment sympa. Bon enfant, j’en viendrai presque à sourire de voir tous ces abrutis d’emokids s’amuser. Je mollis, et puis non : je ne leur décerne définitivement pas le droit de vivre, qu’ils mettent des pantalons à leur taille et qu’ils coupent une bonne fois pour toute cette mèche de bobtail qui leur empêche de voir à 5cm devant eux. Après on causera.

Un concert mignon. Un public mignon. Mais pas de hardcore, ni de rock’n’roll ce soir.


jAck




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