Concert de Celeste + Time to burn + L’homme puma + Einna à Paris le 22/02/2008

Concert de Celeste + Time to burn + L’homme puma + Einna

22/02/2008

@ Paris / péniche alternative


C’est étrange mais je n’arrive pas à me sentir à l’aise dans ce genre de concerts. Autant musicalement que physiquement. A chaque fois que je sors d’une soirée comme ça, je rentre chez moi, et je me pose plein de questions que j’aurais du me poser à l’adolescence si je n’avais pas été trop occupé à être sûr d’être hétérosexuel. Pour en revenir à cette histoire de péniche, je me suis demandé ce que je faisais là, et si en fait j’aimais vraiment les musiques saturées et tristounettes. J’ai de plus en plus de mal à les considérer comme des musiques sincères et honnêtes. D’autant plus que même les mecs qui la font exister, semblent s’efforcer à y croire. Ca sonne gros, c’est un peu plus carré à chaque fois, mais…c’est tout. C’est comme si les préoccupations des groupes avaient changé.
Time to burn et Celeste sont vraiment deux très bons groupes live dans le sens où la giffle sonore dévaste n’importe quel tympan. Mais derrière ces guitares accordées en Do, ces nuques qui gigotent un peu comme si on les avait privées de leur colonne vertébrale, il ne reste pas grand-chose. Les riffs sont bateau, le chant n’apporte rien (surtout dans Time to burn). Esbrouffe ? Poudre aux yeux ? Je suis incapable de répondre. Mais ma sensibilité ne parvient pas à être ne serait-ce que chatouillée.
J’avais un excellent souvenir du petit bout de set de L’homme puma au Batofar que j’avais pu entendre. Bon, et en fait, ça m’a plus rappelé Stefan Eicher que Mogwai ce soir là à la Péniche. Ca fait partie de ces groupes qui pour moi sonnent gentil Ÿ (pas dans le sens ou ça gueule pas et que ça saute pas dans tous les sens hein..). Un peu comme Isis ou Explosions in the sky, qui sont au final plus des mecs qui n’ont jamais osé avouer qu’ils rêvaient secrètement de faire de la pop.
Si, Einna j’ai bien aimé. C’est du screamo, et rien d’autre. Mais c’est bien foutu, pas surjoué, et les riffs chaotiques à la Converge m’ont paru bien amenés, même si certains étaient un peu gâchés par un batteur type master class Ÿ, qui en fout un peu trop partout à mon goût.
Enfin, malgré ce mal-être quasi existentiel qui m’habitait ce soir-là, j’ai passé une bonne soirée, j’étais heureux de voir que du monde s’était déplacé, et par la même que les petits mecs de Things get worse se bougent pas le cul pour rien.


E.




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