Concert de Megadeth à Paris le 26/02/2008

Concert de Megadeth

26/02/2008

@ Paris / Elysée Montmartre


Voilà enfin arrivée la fameuse date tant attendue, un concert qui s’annonce inoubliable rien que pour le fait de voir le grand Mustaine nous assener ses plan rythmiques en pleines oreilles. Le 26 février 2008 Ÿ ça ferait bien sur ma peau avec quelques fioritures tribales qu’un tatoueur étrangement tactile m’aura injecté dans l’épiderme. A voir…
On reste alors un moment chez moi, avec bien entendu quelques bières à écluser et Hangar 18 qui rage en fond pendant que je me prépare en cherchant ma place. Arrivé devant l’Elysée Montmartre, on peut admirer une communauté de chevelus alcoolisés qui attendent patiemment le début du live. Petit détour dans une rue pour aller vider nos vessies traumatisées et on rentre enfin, arrivant à la fin d’un set visiblement merdique d’un groupe obscur dont la performance restera certainement vaine et oubliée. La salle se rempli jusqu’à ne plus pouvoir contenir un seul sac à viande fan de heavy métal. Un vieux de la vieille passe pendant qu’il cause à son ami et j’arrive juste à capter : …ouais et moi je les ai vu quand ils sont passé en ’87… Ÿ
Les lumières s’éteignent et l’ambiance devient dense. C’est la mélodique de Sleepwalker qui démarre alors qu’on peut apercevoir le frontman se préparer sur le côté de la scène, gratte en main. Le groupe se met en place et Dave nous enchaîne le riff suivant avec un tempo surdopé comme s’il avait attendu de jouer ça depuis un moment. Le temps que tous les instruments rentrent en scène et le public est déjà brassé dans un mouvement brownien déjanté. Moi le premier, me jetant à corps perdu dans ce torrent de brutalité fraternelle, beuglant les paroles et brandissant des gestes victorieux vers le groupe à chaque reconnaissance de riff. C’est beau c’est magnifique et incroyable, le Dave n’a pas beaucoup changé avec les années et quelle classe légendaire ! Bon, forcément, on entend que lui et on regrette un peu de ne pas profiter des solos à cause du mixage un poil mégalomane centré sur la rythmique. Ça n’enlève rien au charme pour autant. Dave profite même de brèves petites pauses entre les chansons pour savourer un verre de vin et il repart au gallot dans une aisance d’exécution qui lui donne son air cool Ÿ. Vous l’aurez deviné, il tient le bon rôle, central, présent, et photogénique à souhait. Oui car le must, c’est quand même d’avoir réussi à choper sa tronche avec une grimace horriblement bien sentie pendant qu’il martyrisait sa guitare Dean. Les autres, parlons en ! Et bien il n’y a pas grand-chose à dire en fait si ce n’est que le casting a été bien fait sur le plan cosmétique et comportemental, d’autant plus que ce sont des musiciens qui connaissent leurs instruments mais bon, que voulez vous, le Dave accapare toute l’attention ; oui,… toute la tension. Car les mains et les corps en suspend n’avaient pour autre but que de transiter plus ou moins habilement vers le milieu de la scène et de s’échouer péniblement aux pieds du leader, ramassés par des briseurs de rêve qu’on appelle communément la sécurité Ÿ. Ça devait leur faire l’effet d’une occlusion de l’urètre dans leur ultime pose séraphique chargée de béatitude séminale… Question musique (parce que c’est de ça dont il est question à la base) les grands classiques sont généreusement joués : Symphony of Destruction, Hangar 18, Trust, Tornado of Souls, A Tout le Monde, j’en passe et des meilleurs.

La recette a bien prit, le concert s’est passé merveilleusement bien même si selon moi, un Mustaine ne suffit pas à ressusciter l’âme d’une groupe à lui tout seul. Je me dis qu’après tout, ça fera une belle anecdote à raconter quand je serai un vieux con grabataire et nostalgique dépassé par la génération suivante.


Nico




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