Concert de Overmars + Monarch
28/01/2008
@ Paris / Point Ephémère
J’hésitais, pour ce live report, à me contenter d’écrire Je me suis fait chier Ÿ. Mais à force de faire des chroniques d’une ligne, je vais finir par me faire licencier.
Alors je vais essayer de vous raconter ce concert, en une vingtaine de lignes. Pour être honnête, je me retrouve un peu dans ce même état de désespoir qui m’accablait quand, en Terminale L, je me suis retrouvé face à la perspective d’écrire deux copies double sur la notion de Beau et de subjectivité en Art. A savoir, qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter ?
Commençons par le commencement. Point FMR, plutôt rempli. Les basques de MONARCH ! entament leur set avec une boucle d’accords de type Panzer. Au début, on est content, parce que ça chatouille au niveau du sternum, un peu comme si nos poumons étaient sur le point de se décoller. Puis au bout de 15 minutes, quand on comprend qu’ils ne cèderont pas malgré le poids des fréquences, et quand on se met à penser un peu trop à KHANATE, ben on se barre de la salle. Il se passe rien. La chanteuse, en plus d’être à côté, est insupportable. Notamment quand elle joue sur ce -désormais has-been Ÿ- décalage entre la petite fille sage et mignonne et la furie qui dégobille le peu de tripes qu’elle a dans son micro. A croire que ces petits bouts de femmes pensent encore faire se durcir les sexes les plus sensibles de l’assemblée en étant tout à la fois la garce et l’enfant qu’on désire tous. Le fait est que j’ai fait partie de ces gens qui ont préféré aller mollir à l’extérieur. J’ai ensuite appris que j’avais lamentablement raté une reprise de DISCHARGE. Mouais…
Surgissent ensuite les Lyonnais d’OVERMARS. Je dois vous avouer que je partais avec un potentiel énervement élevé, à cause de la fausse chanteuse d’ETHS là. Enervement que je tentais tant bien que mal de modérer en pensant à cette ville : Lyon, berceau de nombreux bons groupes. Et bien sachez qu’OVERMARS aurait pu être originaire de Paris tellement c’était mauvais. Les projections nous éclaboussent de scènes de fécondation et d’accouchement d’un bon goût plutôt discret. Et si j’avoue que pendant le développement de certaines boucles j’ai presque été captivé (j’ai même pensé a NEUROSIS le temps d’une caisse claire), le manque de charisme et la surabondance de spermatozoïdes épileptiques m’ont très vite rappelé que c’était bel et bien des français, et que nous étions les derniers détenteurs de cette précieuse musique qui ne veut rien dire, au service de rien, et pourtant terriblement prétentieuse. Un peu comme si Gaspard NOE faisait du Doom.
Tout ça pour dire qu’à 22h30 j’étais chez moi. Enervé de voir que la musique sert encore de support à la masturbation de certaines bites élitistes. A tel point que pour concrétiser ma révolte, je me suis masturbé en pensant à leur mère à tous.
E.
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