Concert de Pelican + guests à Paris le 05/12/2007

Concert de Pelican + guests

05/12/2007

@ Paris / La Loco



Depuis le temps que je voulais revoir Pelican. La première fois, c’était dans une petite salle de Montpellier, lors de la sortie de leur deuxième album. Un concert mémorable de puissance et de mélodies. Je me souviens avoir été fasciné par ces compositions mélangeant plans métal, voire sludge, et envolées atmosphériques. Une découverte qui depuis n’a cessé de me faire vibrer. Pelican est l’un de mes groupes préférés. Ce qui ne m’empêche pas d’être critique, bien au contraire.
Ce soir, à la Loco, ce n’est plus le même groupe qui joue. Tout comme leur musique qui, depuis The Fire In Our Throats Will Beckon The Thaw, s’est assagit, leur performance s’est proprisée, si je puis dire. L’énergie est toujours là, certes. Mais quelque chose manque. Ce petit truc en plus qu’ont les petits groupes qui débutent. Je sais bien que le plus important, c’est la musique. Et malgré le fait qu’ils aient majoritairement joué les morceaux de leur dernier et très bon album, on peut difficilement leur reprocher de ne pas s’être impliqués ce soir. Mais un concert, c’est une représentation physique. J’aime qu’un groupe me surprenne. Ce soir Pelican est là où on les attend. On sent qu’ils savent qu’ils n’ont plus rien à prouver. C’est dommage. Le point positif, c’est que le batteur, si absent sur les disques est pour le coup bien mis en avant. Ça fait plaisir.

Mono, c’est des japonais. Allez savoir pourquoi, les asiatiques font bander les occidentaux. Ils doivent aussi vous faire oublier les groupes qui faisaient déjà la même musique dix ans plutôt. Non, parce que dans le genre copie de Godspeed (ou de la plupart des groupes de Constellation) on peut faire difficilement mieux. Mais, c’est bien connu, les français ont la mémoire courte. Je n’ai pas dit que c’était mauvais. Au contraire. Mais j’ai déjà entendu ça mille fois, et les lives de Godspeed sont mille fois plus intenses. Les canadiens ne jouent pas assis sur des chaises. Et on dit que les japonais sont des bosseurs… Je pouffe.

C’est High On Fire qui a ouvert le show. Ils l’ont tellement bien ouvert que les autres groupes ont eu du mal à le fermer. Je les avais vu au Gibus en septembre (grâce à nos amis d’Active ; merci encore) où l’acoustique de la salle avait rendu leur set assez moyen. Mais ce soir à la Loco, c’est pas la même. Putain de merde, quelle rage, quel joie ! Et ils ne se laissent pas démonter par le public parisien amorphe comme à son habitude. D’accord, j’exagère, il n’y a pas que les parisiens qui ne réagissent pas pendant les concerts, c’est une tradition française. Oui monsieur ! En France, on n’a pas de pétrole, pas d’idées, et on regarde les concerts comme les vaches regardent les trains passer. Ce qui nous différencie des bovins, c’est qu’on remue la tête de haut en bas, là où leurs mâchoires bougent en cercle. C’est dingue, il y plus de t-shirts rock’n roll que de personnes rock’n roll. Ah, Lester, tu avais vu tellement juste. C’est plus du rock, c’est l’industrie du cool. Pas étonnant que les mômes se mettent à la tecktonik… Ce soir, il y a quand même une dizaine d’ados qui bougent (merci !). C’est pourtant mieux les concerts où le public s’amuse et où la musique le touche, non ? Non. Ils sont là parce qu’il n’y avait rien de bien à la télé ce soir. Les gens (quel mot horrible) sont venus pour pouvoir dire qu’ils étaient là.


Alex (je suis un con, mais je le vis bien)




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