Festival de léz'arts scénique
04/08/2007
@ Selestat / open air
On l’attendait depuis longtemps, voir Los Fastidios en concert, à force de beugler Antifa Hooligan Ÿ dans les soirées, il devenait urgent de le faire dans de vraies conditions scéniques !
Alors un peu déçu de ne pas pouvoir faire le vendredi et samedi (travail d’été oblige), on se dit bah tan pis pour Sepultura et The Meteors on y va quand même !
On décolle d’Epinal avec l’ami Bousquet (sans accident depuis 4 mois, impressionnant), direction Sélestat, avec quelques litre de bière pas chère, une bonne Guinness pour les 5 premiers Km, le trajet se passe sans encombre jusqu'à St Dié city, hormis qu’on arrive par le coté opposé a celui préconisé par l’itinéraire, bizarre. Petite pause et hop c’est reparti, on reprend le plan viamichelin (pas top du tout).On passe dans une ville faite n’importe comment, Sainte Marie aux Mines, des sens interdit non indiquées, sans possibilité de faire demi-tour, rond points décalés, bref le pied ! On finit par arriver au Tanzmatten, complexe à Sélestat. Pas énormément de monde, quelques camtards de punks a chien, des allemands qui installent une terrasse entre leur fourgon et un poteau pour boire l’apéro, bref l’ambiance festival quoi !
On boit une petite bière puis on se dirige vers l’entrée, petit arrêt pour la fouille, le mec de devant nous doit ouvrir son sac, le mec de la sécu fouille dedans, en ressort un objet crochu, qui s’avère être une prise d’escalade, le mec hésite, repense a tout les films qu’il a vu ou les jeunes en tondues massacrent 500 personnes avec une prise d’escalade, et, horrifié devant ces souvenirs, décident de mettre l’objet en consigne, ouf le pire est évité, nan mais je vous jure ! On entre sur le site, pas très gros, de quoi contenir 2000 personnes environ, on guette un peu les distros, on arrive a celle de jeunes punks a chien, on discute tranquillement Scalp, collage d’affiche et situation désastreusement fliquée en France. On va faire un tour dans la salle, c’est Los Disidentes Del Sucio Motel qui jouent, pas trop mal, mais plutôt musique pour ado quand même, de plus, des Strasbourgeois qui parlent anglais, ça s’entend tout de suite, l’effet tombe a l’eau, dommage.
En toute logique on va boire une bière, innovation cette année, consigne sur les verres, pour palier aux problèmes de déchets, plutôt cool, du coup, on donne son euro, on nous passe un jeton, vite une bière il fait soif !!! On arrive a la buvette, et les verres sont des bon verres qui sont solide, ça fait bizarre, la bière est pas mal, ouf ! Avantage non négligeable : on peut échanger son verre contre le jeton à tout moment, du coup pas d’encombrement pendant les concerts, bien pensé, bravo l’orga.
On se promène un peu, on va voir le stand de merchandising de Los Fastidios, histoire de chopper un badge ou autre, un p’tit patch Good Night White Pride Ÿ de mon coté, Bousquet choisi, et la le mec lui fait : (avec un méga accent) Ah attend je ne connais pas les prix je suis juste le guitariste Ÿ, on ne relève pas sur le moment, pi en repartant, heu mais attend c’était le guitariste non ?, bref petit moment rigolo. Ensuite c’est bienvenue dans le monde de la reverb a outrance, forcément, un groupe de Rockabilly/Psychobilly, on voit apparaître pas mal de coiffure tremplin dans le public, on voit aussi pas mal de gamins avec des t-shirts Pleymo. Le groupe assure méchamment, forcément le gratteur pete une corde, changement de guitare en manique, il revient avec une électrique au look agressif (qui s’avère être celle de los Fastidios)
Le son n’est pas top cependant dommage !
Bonheur, le concert suivant c’est los Fastidios, hopla une petite bière et on se poste devant, la salle se remplit peu à peu, environ 400 personnes vers 18 h. Les Italiens rentrent en scène, le guitariste de droite a tout de l’italien type, on s’attend même a ce qu’il chante avec les mains en disant Ma siii Italia pizza ! ŸBon plus sérieusement, ça envoie a mort, gros street punk, avec des morceaux plus ou moins oïl ou méga ska sans cuivre. Le gratteux de droite et le chanteur assurent le spectacle en bougeant partout, mais sautiller partout avec uen guitare, si on ne regarde pas ou son les retours de scène, on finit par se vautrer, et bah ça a pas loupé, le gratteur s’étale par terre, applaudissement et rire du groupe. Les titres s’enchainent, SHARP Ÿ, Skankin’ Town Ÿ, on est environ cinquante à être dedans, et ça fait visiblement plaisir au groupe. Arrive Always with a beer in my hands Ÿ repris en ch¶ur par les gens, et la les coups de grosses caisse répété (qui me donnent encore des putains de frissons) résonnent, tout le monde sait que ça annonce le nouvel hymne vosgien, enfin nous on le sait ! Le chanteur chauffe un peu le public avant, et paf, le mythique come on come on Ÿ surgit des baffles, et je vous garanti, c’est un sacré bordel quand c’est en vrai !! Malheureusement même cette chanson a une fin, les Fastidios remercient, et s’en vont, alors reflexe de bringue on continue à chanter Antifa hooligan, mais malgré nos efforts le groupe de revient pas, juste un signe de remerciement du chanteur du coin de la scène. On se prépare aller a la buvette, quand des gamins commencent à beugler avec une voix typique d’adolescent : Pleymo ! Pleymo Ÿ ça fait peur quand même. J’ai entendu parler de retours de scène vide disposé sur la scène pour que Pleymo puissent monter dessus, véridique 3 retours non câblés on été ajouté juste avant leur concert, méga rock’n’roll, t’imagine monter sur un retour plein ? C’est pour les nuls, nous on est des ouf, yeah team Nowhere (mes couilles).
On mange un méga croque monsieur, et histoire de dire qu’on a vu Pleymo on se pointe dans la salle (nan en fait on est fan , nan pas fou non plus),on se pose au niveau des stand de merch, bon, bah c’est du Pleymo quoi, j’avoue avoir écouté durant mon adolescence, mais vu qu’il faut toujours trouver un truc positif : Putain de son et lumière, les mecs on bien géré ça, reste plus qu’a faire de la bonne musique, bon la c’est raté mais rien n’est perdu. On veut se barrer, mais ils annoncent uen chanson que je connais, alors histoire de pouvoir comparer disque et live on reste, bah bref c’est comme sur le cd, mais la un petit détail nous échappe, le chanteur se prend un caillou dans la tronche, ce qui rend le concert de suite beaucoup plus intéressant, honnêtement le caillou devait être minuscule mais ça a suffit à faire monter en pression les minets du néo métal. Ouais ça donne envie d’arrêter le concert Ÿ bah te gène pas bonhomme va, mais nan raté, et ça continue, du coup on attend histoire de se fendre encore un peu la gueule, ensuite le même chanteur se prend une bouteille de pisse dans la gueule, et la il n’en peu plus (bon un peu compréhensible quand même hein), et craque : Nan mais c’est inadmissible, en 10 an de scène j’ai jamais vu ça c’est abusé vous êtes méchant et tout ça… Va demander ses impressions a Dimebag Darell, lui c’est une balle qu’il s’est pris en pleine tète, un peu plus grave quoi. Le coupable ne se désigne pas, du moins pas au groupe, mais on voit un des punks a chien qui préparait des plans machiavéliques 30 minutes plus tôt sortir de la salle le sourire aux lèvres. Le groupe arrête le concert, nous on crie bravo et victoire, il rajoute : franchement c’est le dernier concert de Pleymo aujourd’hui c’est abusé que ça se passe comme ça quoi. Et la on voit le mec du merch de Los Fastidios (fin saoul), qui se fout de la gueule des Pleymo, on commence a discuter avec lui, le mec est bien sympa, il nous raconte cash qu’il a fait 5ans et 3 mois de prison pour avoir tué deux nazis, ( ça fait peur quand même hein), le deuxième massacré a coup de marteau dans la tète quand même hein, ce qui explique son tatouage pectoral, un ange avec une bière dans la main, un marteau dans l’autre. La des gamins s’approchent du stand, il cherche à leur raconter son histoire, mais ils prennent peur et se barrent, haha. Peut-être à cause de sa matraque qu’il nous montre, forcément ça n’inspire pas tellement confiance héhé.
Pendant ce temps, Pleymo revient sur scène, surement l’organisateur qui leur a dit de revenir, et ils refont 3 chansons, avec pour la dernière un braveheart, quasi inexistant, et enfin ils se barrent ! Un môme s’approche du stand de merchandising que Skarface a installé entre-temps vous ne vendez pas des t-shirt Pleymo ? Ÿ réponse directe : Nan jamais je vendrais ça !!! Ÿ Le môme s’en va, ne comprenant pas pourquoi tant de haine. Nous pris d’amitié pour le mec, on s’en va discuter avec lui, en se disant que Pleymo c’était bien de la daube, on rencontre Arsène (claviériste de Skarface), avec qui on parle musique, pendant que le guitariste s’extasie d’entendre des reprises de Radiohead en fond sonore. Tommy (le mec du merch des Fastidios) vient nous parler, il est a présent ivre mort, on ne sait pas pourquoi mais il se met à nous parler de son frère spirituel au brésil, qui a 9 an a déjà une bite de 20 cm, au repos !!! Nous lancé sur le sujet on plaisante la dessus, Arsène nous sort qu’il en a deux, j’enchaine en disant que je n’ai plus qu’une jambe mais que j’i une bite assez énorme pour marcher avec, c’est bizarre comme quand on parle bite on se fait tout de suite des copains !
Entre temps le guitariste typique italien des Fastidios nous rejoint, et on parle bite aussi, forcément, puis on dérive sur Tommy, et il nous confirme qu’il a bien tué deux nazis, mais qu’en dehors des nazis il ne tue personne, c’est déjà ça. S’en suis une réflexion de 30 minutes sur le nationalisme et la solidarité, l’appel à combattre des idées et pas des hommes, comme quoi les mecs ont bien réfléchi à leur truc avant d’en parler, ça change des pseudos méchant punks Antifa. Tommy, dans son état d’homme saoul, se lie d’amitié avec Bousquet, et lui promet : quand Skarface jouera Jamaica Ska, je viendrais chanter et je te pointerais du doigt, c’est une promesse, le tout avec un accent italien, genre il me parlerait en italien je comprendrais mieux quoi. Arsène nous amène une bière des back stage, elle est d’ailleurs vachement meilleure que celle vendue au public ! Arrive sur scène Demented Are Go, gros psychobilly, et c’est ambiance La nuit des morts vivants Ÿ, gros maquillage sanguinolent et coiffures tremplin ultra classe, sur scène ainsi que dans la fosse. Ca envoie du lard, et le concert se termine sur une reprise de be bop à Lula, qui fait vachement plus méchante vue sous cet angle ! Prochain concert : Skarface !! Nous on se promène, on guette un peu les stands du Tibet (et oui le thème cette année c’est le Tibet), ils ont cramé plein d’encens, putain de hippies !
On revient dans la salle, Arsène pas inquiet du tout, boit une bière, alors que ses collègues sont en train d’installer le matos sur scène, il se décide enfin a y aller, sans lâcher sa bière bien sur. On s’installe au premier rang juste devant lui, il teste la longueur de câble en se promenant sur la scène avec son clavier, ça sent la connerie de jeu de scène à plein nez, tant mieux !
Les zycos font leur entrée, et comme tout groupe de ska, on a l’impression qu’il y en aura toujours qui vont entrer, ils sont huit quand même ! Le concert commence, et la, attention les vélos ! Méga ska roots ! On est à présent plus de 1000 personnes dans la salle, tout le monde est rentré visiblement. Le jeu de scène ne manque pas, entre le tromboniste qui se ballade partout, suivi du chanteur qui lui sert de perche micro, ils s’emparent ensuite du clavier, qui tente de les suivre, et de jouer en même temps, mais entre le coup de l’ascenseur et de la vague de haute mer, c’est un peu chaud.
Puis le chanteur appelle Tommy, déjà prêt, pour Jamaica Ska, Arsène nous envoie un grand clin d’¶il, visiblement content qu’on soit juste la, boarf si on peut rendre service hein !
Tommy chante assez approximativement, vu son état c’est un bon début, et surtout on se fend bien la gueule. S’en suis peu après un titre sans paroles, enfin si on omet les lalala Ÿ, repris en ch¶ur par le public, et aussi par …Tommy, revenu l’air de rien, mais c’est la première fin du set, donc dans une logique acceptable, tout les musiciens se barrent, sauf Tommy, qui lui, pas inquiet reste la, et continue à faire chanter le public, en bon mec bourré qu’il est. Le chanteur de Skarface viens le chercher, en lui expliquant que c’est fini, et après quelques cri de skinheads en chaleur, le groupe revient foutre le feu pour quelques titres, puis hopla effet de scène, tout le monde se retourne, la lumière les transforme en noir et blanc, allez savoir comment, et PAF, re ska, moi qui m’attendait a un concert moyen , je me suis pris une sacré claque !!! Après le concert on retourne discuter avec les zycos, on boit la bière des back stage avec Arsène. Un groupe plutôt reggae joue, c’est Gnawa Diffusion, pas top pour moi, mais les autres aiment bien visiblement, mais passer après Skarface c’est un peu tendu, surtout quand on fait du reggae dub. On nous rappelle a St Dié, du coup on dit au revoir a Arsène, avec promesse de se revoir a l’occaz.
En résumé (après 4 pages c’est appréciable en général) On était parti pour voir Antifa hooligans de Los Fastidios, et passer le temps pour le reste, et c’est uen des meilleures soirées concert de ma tendre vie, autant du coté humain que musical. Ca fait mal, mais on doit dire merci à Pleymo, sans qui on n’aurait pas engagé la conversation avec les groupes !
Mitchmouth
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