Concert de Frank Black, Muse
13/07/2007
@ Aix Les Bains / Esplanade du lac
Après un début d’été place sous le signe de la brutalité (Hellfest et compagnie), je me suis dirigée ce week-end vers Aix-les-Bains pour assister au 1er jour officiel Ÿ du festival Musilac (officiel car une soirée bonus avec Placebo a été rajoutée la veille de la date d’ouverture).
Ce festival existe depuis 2002 et a dès le début décidé de miser sur la diversité et les grosses pointures. Iggy Pop, Noir Désir, The Cure, Dionysos, Morcheeba et bien d’autres sont en effet déjà passés par là.
Cette année, au programme de la 1ere journée, on pouvait retrouver - entre autres – Muse, Frank Black, Razorlight, Ultra-Orange, Da Silva, The Blood-Arm…
Pour ma part, les premiers concerts ne m’intéressant pas, j’arrive aux alentours de 20h, juste dans les temps pour voir Frank Black, malheureusement sans ses légendaires Pixies.
Mais bon, le gros Black tout seul mérite quand même le détour ! Pas besoin d’en faire des tonnes, le bonhomme en impose suffisamment comme ça, tout de noir vêtu et avec ses lunettes de soleil. La folie des compos des Pixies manque un peu mais le set s’avère tout de même intéressant. Le public n’a pourtant pas l’air d’accrocher plus que ça à une prestation bien plus qu’honorable.
Vient ensuite le tour d’Ayo d’entrer en scène. Alors là je décampe tout bonnement le plus loin possible des enceintes tellement je trouve son mélange de reggae et de soul insupportable, et ses paroles d’une mièvrerie affligeante. Si vous connaissez le single Down on my knees Ÿ, le reste est encore pire. Enfin, selon mon humble avis, hein ?!
Courte pause, pendant laquelle je parcours un peu le site du festival : grand, clean, agréable et très bien situé avec une vue imprenable sur le lac du Bourget. Ca fait plaisir de se retrouver dans un cadre aussi beau.
Razorlight investit alors à son tour la scène. Début du concert sur le single In the Morning Ÿ. Pas mal. Puis une chanson soporifique au possible avant de laisser la place au seul titre du groupe que j’apprécie : Golden touch Ÿ. Les lumières sont sympas, l’énorme logo Razorlight clignotant en fond de scène est impressionnant, les musiciens sont carrés mais rien de bien transcendant tout de même. C’est trop lisse, trop propre, trop aseptisé.
Je quitte donc la scène dite “Scène Port” pour gagner la scène “Lac” et me placer pour Muse. Et oui, on peut être une grande amatrice de hardcore et de métal, et aimer tout autant Muse ! Qui a dit qu’on était tous sectaires ?!
Razorlight finit tranquillement son set, on a ensuite droit à un petit morceau de RATM pour patienter, puis le trio britannique fait sa grande entrée ! Et alors là, ça ne rigole plus : écrans géants dans tous les sens, piano en plexiglas qui clignote en rythme, confettis, batteur déguisé en Spiderman… Tous les ingrédients d’un gros show sont réunis. Le concert va durer plus d’1h30 sans jamais faiblir. La set-list (quasi parfaite !) est à priori la suivante, sauf oubli ou erreur de ma part :
- Take a Bow
- Hysteria
- Supermassive Black Hole
- Map of the Problematique
- Butterflies & Hurricanes
- Apocalypse Please
- Hoodoo
- Feeling Good
- Invincible
- Starlight
- Man of Mystery
- Time Is Running Out
- New Born
- Stockholm Syndrome
Et en rappel :
- Soldier's poem
- Plug In Baby
- Knights of Cydonia
A part peut-être Muscle Museum, tous les tubes sont là. Les morceaux les plus dansants du dernier album, comme Supermassive Black Hole passent impeccablement bien sur scène. Peut-être y avait-il un peu trop de trop de basse mais sinon, rien à redire. Je ne vois pas bien ce qu’on pourrait reprocher à ce groupe sur scène.
Matthew Bellamy est increvable et Muse sur scène, ça assure !
Gail
|