Concert de Daath / Throwdown / Unearth / Chimaira
07/10/2009
@ La Souterraine / Espace de L écluse
Nous voilà donc partis en pleine semaine dans ce trou paumé qu’est La Souterraine au volant de la poubelle qui me sert d’automobile. La Souterraine c’est le genre de patelin où t’es pas emmerdé tu vois? Ou par l’ennui peut-être. Deux heures après notre départ on débarque dans la jolie salle de concert pendant Throwdown. Chouette, on a raté Daath le groupe de death, on peut attaquer directement par ce qui nous intéresse. Le gros son agressif qui me vient aux oreilles en entrant dans la salle me rappelle qu’il y a belles lurettes que je n’ai pas assisté à un gros concert de métal américain. La salle ne comptant qu’une capacité de 450 personnes, la proximité allait être de mise. Que dire de Throwdown ? Comparé à leur prestation au Fury Fest (la seule que j’ai vue de leur part) je ne les reconnais plus. Il aurait été bon de changer de nom en même temps que de style. Je leur propose Pantera Junior. Ce que j’ai vu n’était pas un mauvais groupe mais pas Throwdown. Et puis "For myself, for my friends, for my family forever" avec la voix d’Anselmo ça ne fonctionne pas.
Unearth qui m’a beaucoup motivé à bouger mon cul dans la Creuse arrive sur scène devant leur grand drapeau. Et là c’est parti pour une heure de cirque ! Pas moyen de s’ennuyer pendant leur show. Il se passe toujours quelque chose. Au premier break (au bout de 20 secondes de concert environ) le guitariste à un mètre de moi fait tourner sa guitare autour de son corps tel celui de Fall Out Boy. Le bassiste est carrément éclipsé par le chanteur imposant de puissance et par les deux clowns que sont les guitaristes. Les mecs tournent en rond comme des tarés, foutent les pieds de micro en l’air en boucle pour rendre fou les techniciens de scène, jouent au chat et à la souris en courant derrière la batterie sans manquer de faire chier le batteur au passage, le soliste au cheveu longs fait mine d’enculer son haut parleur pendant qu’il exécute un solo monstrueux, celui à la casquette tape dans les mains des membres du public pendant les micro-breaks de ses riffs, crache en l’air puis rattrape l’huître à la main avant de se la passer dans les cheveux et pour encore une fois enchaîner immédiatement un riff d'enfer, il va grimper sur un chariot en fond de salle pour jouer au dessus de la tête de deux amoureux qui pensaient sûrement être au calme a cet endroit, etc, etc, etc… Et tout ça évidemment en lâchant le meilleur de leurs compositions récentes et moins récentes. Les morceaux de l’album "III": In the Eyes of Fire" sont extrêmement plus puissants alors que les plus récents sont un peu plus chiants avec leur solos heavy un peu trop chevaleresques. Le son était trop sourd en façade mais très agréable si on se rapprochait très près de la scène. D’ailleurs c’était du bonheur de voir de si près les mecs assurer leur parties de ouf. Unearth sur scène ça arrache.
Chimaira débarque ensuite, et là le son parle pour eux. Enorme son, carré à mort, ça envoie le pâté direct. Comme vous avez peut être pu le lire dans nos lignes, le guitariste rythmique de Chimaira étant parti rejoindre son nouveau né, ils fut remplacé par le guitariste de Daath (le groupe de death qu’on à raté) qui assurait comme il faut avec un son terrible. Je ne parle même pas du soliste qui m’a écoeuré par tant de talent tout au long du show. Le public est cette fois vraiment excité, surtout quand vient cette monstrueuse double pédale et ce son de guitare si tranchant. Je ne sais pas ce qui se passe avec la voix du chanteur sur skeud car en concert elle m'a parut bien aussi puissante que lors du dernier concert auquel j'ai assisté en 2004. Excellent show mais qui ne nous épargnera pas quelques minutes d’ennui tout de même, les nouveaux morceaux s’apparentant plus à des nappes beaucoup moins incisives que les anciens. Plus d’une heure de concert et un final de folie sur "Pure Hatred" et me voila conquis.
Il est minuit c’est formidable on va pouvoir rentrer fissa et arriver chez nous vers 2h du mat’, ce qui est plutôt gérable pour assurer la journée de travail du lendemain. Allez hop en voiture Simone, on décolle, je pars sur l’autoroute avec mon pote Thibault et je décide de caler cet album de Beast dans le lecteur car il parait que c’est cool. Au bout de trois plaisants morceaux le disque saute. "putain il est tout neuf bordel y s’passe quoi là !". Je change de disque mais l’autoradio semble dormir. Tout à a coup, lancé à pas moins de 150 km/h sur l’autoroute noire au volant de mon bolide tremblant: plus de phares. Plus de warning non plus, plus rien d’ailleurs à part le moteur rugissant. Aire de repos à trois kilomètres et poids lourds partout autour de moi. Le flippe. La bande d’arrêt d’urgence difficilement gérable dans le noir complet tout ceci fait son petit effet. J’arrive finalement, sans trop d'encombres sur l’aire de repos, localise la panne, tente de la réparer et repousse cette saloperie de putain de caisse de merde afin de la démarrer. Rien à faire cette pute est vide d’électricité et ne tient pas le ralenti. Une putain d’heure à tout tenter pour redémarrer et recharger la batterie, à pousser cette bagnole en cote et en descente, à zigzaguer dans le noir entre les camions garés sur une aire d’autoroute qui n’a rien d’un circuit, en tentant de maintenir une vitesse assez élevée pour ne pas caler à nouveau. J’ai fini par arrêter mes conneries car à plus de 60km/h en évitant poteaux, gros trottoirs et camions sans phare ça devient excessivement dangereux (et puis les routiers commençaient à se réveiller et à parler dans leur CB, je m’attendais à un coup de fusil). La bagnole refusant de tenir un régime convenable à l'arrêt sous réserve d'accélérer comme sur un départ de Need For Speed, je décide de pousser a fond le starter en espérant voir la batterie se recharger et les phares se repointer… et là c’est le drame. Surchauffe du moteur et BOOM!!! Le bouquet final. Une monumentale explosion de vapeur qui eu pour effet de plonger la totalité de l’aire de repos dans une brume épaisse. Quelques secondes de silence et l'échange d'un regard navré avec mon pote avant de se rendre à l’évidence: Titine is Fucking Dead. Je me résigne ensuite à suivre le schéma classique de toute personne lambda qui se résume à téléphone / assurance / dépanneuse / rapatriement. Marcel le gros dépanneur arrive et après un rapide diagnostic nous dit sur un ton amorphe "bon bah je l’emmène quoi". Nous voilà partis en dépanneuse aux coté de ce bon vieux Marcel, tout gyrophares allumés. Coup de bol dans notre malheur, Marcel possède aussi une licence de taxi, ce qui lui permet de nous rapatrier dans la foulée. S’en suivi un long voyage à l’ambiance lourde et pesante avec comme seule et unique musique le vrombissement du moteur de la XM Char d’Assault de Marcel. Arrivée vers 5h du matin, voila qui est parfait pour se préparer à assurer une formidable nouvelle journée de travail.
Chouette concert ? Hummmm…. nan. L’affiche était alléchante et les groupes ont tous fait de bons shows, mais de là à dire que je suis content de m’y être rendu il n’y a qu’un pas que je ne franchirast pas. J’aurais peut être dû me mater les dvd respectifs de chaque groupe, posé dans mon canapé en bouffant des hamburgers. Mais allez, ne soyons pas si incommodés et tirons une conclusion sans aigreur de cette soirée. Bravo Unearth, bravo Chimaira, merci Marcel et adieu Titine!
seb
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comme quoi j'ai bien fait de pas y allez avec vous les gars
ya des jours ou je suis content de ne pas avoir de thunes....