Concert de Mono + One Second Riot
27/03/2009
@ Paris / Glaz'art
En ce moment, la mode, dans ma tête, c'est d'inverser systématiquement les situations. Par exemple, à l'instant même, je viens de boire de l'eau à la bouteille. Et presque automatiquement, j'en viens à penser : qu'est-ce-que ça ferait si une bouteille d'eau minérale, pour s'hydrater, portait à son goulot, un récipient plein de petits humains. C'est nul, et ça ne ferait sans doute rien, que cette chose arrive un jour, ou pas. Puis les bouteilles n'ont pas de quoi, d'un point de vue purement moteur, manipuler le dit-récipient. Mais pourtant ça devient presque automatique (voire pénible), de coupler les situations avec leurs inverses.
L'air de rien, je me livre un peu là, parce-que ouais, quand ce truc se produit, je n'en parle évidemment pas. Socialement, c'est chaud quoi. Pis demander ce que ça changerait, lors d'une conversation sur la place de la France dans l'OTAN, si au lieu de Nicolas Sarkozy, c'eût été Ségolène Royal au pouvoir, et si elle se serait séparée de F. Hollande, pour se maquer avec un équivalent masculin de C. Bruni, comme Raphaël, ou Bénabar, ou Grégoire. Est-ce que ça serait foncièrement différent? Et est-ce que j'aurais parlé de Mono et OSR au Glaz'art dans un texte sur mon activité mentale au quotidien?
Je réalise que, je développe un étrange syndrome dans mes chroniques. Je me débrouille toujours pour parler le moins possible du sujet. Ça se manifeste par une tendance agaçante à la digression, un précieux souci de l'anecdotique, enfin, que des trucs qui m'éloignent du sujet dont je suis sensé parler à la base. C'est peut-être de la lâcheté, ou de la provoc mal placée, mais le fait est que c'est quasi systématique, et que je n'ai aucune idée de : pourquoi. Je sais déjà comment ça va se passer, je vais finir cette chronique Ÿ par deux phrases du genre : OSR c'est pas mal, un duo basse/batterie from Lyon, un peu à la Lack, ça fonctionne, même si le chant plaintif est vite casse-couille car trop convenu. Quant à Mono, c'est vraiment la BO de Zelda quoi. Des mélodies gentilles, plein (mais plein) de reverb sur les guitares, encore des japonais qui courent après un post-rock à la Mogwai. Ÿ
J'ai l'impression de me chroniquer dans chacune de mes chroniques.
vidéo du show
E.
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