Concert de Megasushi - US TOUR - jour 5
06/03/2009
@ Philadephie / Streets of Philadelphia
Après nous avoir infligé froid et humidité les cieux américains ont, semblent ils consenti a un peu de clémance en cette belle matinée…le soleil resplendit lors de notre lever.
Du coup pas question de s’encrouter à l’hôtel, on fourre nos bagages dans les consignes à grand coup de botte (on va le regretter plus tard, mais c’est une autre histoire) et on se précipite dans le métro, caméra et mélodica au poing, histoire de faire un petit concert dans la rue. Les notes de Autumn in Paris Ÿ commencent à résonner sur le quai de 103rd street, puis dans le métro, devant des usagers dubitatifs, pour se poursuivre sous les grattes ciel de Time square
On dit les américains blasés et bien moins regardant que les européens en ce qui concerne l’accoutrement des gens dans la rue, on ne passe pas inaperçus pour autant. (Les lunettes roses aident bien)
Pendant qu’on déjeune, Marco et Bruno vont louer une bagnole pour la route (on laisse tomber l’option bus Chinatown) et reviennent avec un magnifique familiale 7 places, qui évoque plus le touriste allemand qu’un groupe de rock en tournée.
Le chargement n’est pas de tout repos, vu qu’a remplir les casiers à la gueule, ceux ci refusent en représailles de s’ouvrir, et nos menaces de défonçage ne changent rien à la donne. L’hôte d’accueil intervient, s’y reprend une trentaine de fois, et finit par débloquer la situation, sans vraiment comprendre comment…L’essentiel est ailleurs, la réalité d’un coffre rempli l’emporte sur le mystère des casiers possédés.
Une bonne heure après s’être coincé dans les embouteillages new yorkais, la route s’ouvre à nous, on s’offre des miettes de Kerouac, une pincée de rêve, et quelques bouchées de junk food également, ne manquant pas l’occasion d’acheter un tas de saloperies sur une aire d’autoroute, pop corn au cheddar, chips aux épinards, confiseries douteuses….
Philly arrive trop vite, on en aperçoit la skyline, lumières rouges et blanches qui tutoient la couche d’ozone, mais pas le temps de s’arrêter, on gagne notre auberge, une maison victorienne cossue dans les collines enneigées avoisinantes, un parfum de film d’horreur, la ressemblance de Bruno avec Bruce Campbell en devenant troublante.
Rafraichissement express et direction Silk city, à la lisière des quartiers populaires de la ville d’amour fraternel Ÿ (si,si).
Le lieu est atypique, renvoie directement à une image populaire, les années 50, le restaurant Arnold’s de la série Happy days Ÿ, où, entre deux tasse de café resservi à loisir par la serveuse on s’attend à voir débarquer des blousons noirs en dragster
Néons et gravures rock and roll dans la salle de concert, on joue avec deux groupes locaux ce soir, et si la neige est encore là, le public est cette fois ci présent.
The midnight beat, ouvre la séance, combo mixte de rock garage ou les voix féminines rappellent The runaways et les girls band 60’s, son un peu limite mais sympa.
Viennent ensuite Robes, avec qui on a sympathisé avant le set, leur son nous fout par terre dès les premières note, colossal, la musique tend, elle, vers Editors, entre new wave et rock de stade, beau challenge que de passer après eux.
Défi relevé, bénéficiant du backline massif du groupe précédent et d’un son impeccable on fait notre meilleur concert du séjour, du premier coup de caisse claire de legoman au saut de l’ange de Marco depuis le sommet de la grosse caisse qui clôt le set, silk city vibre. On nous avait vendu le public de philly comme plus chaud qu’a NY, c’est le cas, un max de plaisir pour nous, et apparemment pour eux aussi.
Des contacts sont noués avec le manager des Robes, perspective intéressante pour notre prochaine aux States, car c’est sur, on y retournera.
Accolades avec les locaux, verre qui s’entrechoquent, et on s’en retourne dans notre manoir, aucun bruits inquiétant ne viendra troubler notre repos, si ce n’est quelques ronflements…
Demain sera déjà le dernier jour…..
JB
|