Concert de Will Haven, MOPA à Paris le 23/09/2008

Concert de Will Haven, MOPA

23/09/2008

@ Paris / La Maroquinerie


Will Haven fait partie de mes groupes cultes. Pour qui, pourquoi, j’en sais rien et je m’en fous. J’aurai donné cher pour les voir en concert à la grande époque Ÿ, pouvoir me pâmer d’admiration devant Grady et m’évanouir devant lui telle la groupie de base que je suis. Seulement voilà, les temps changent, les line-up aussi. Adieu Grady et bienvenue Jaworski. Votre mission, si vous l’acceptez, consistera à remplacer avantageusement votre prédécesseur. Ah.

En tout cas, c’est l’automne à Paris, nous sommes mardi soir à La Maroquinerie et l’affiche ne génère aucun sentiment d’évènement. En me rendant à la salle, j’ai l’impression d’y aller comme j’aurais pu aller voir Coup de foudre à Rhode Island Ÿ (je plaisante, il subsiste en moi un peu d’amour-propre). En rentrant, je constate que My Own Private Alaska a déjà ouvert le bal. Après leur fabuleux périple digne de Martine à L.A Ÿ, ils auraient changé en tant qu’hommes, en tant que musiciens, en tant qu’amants, en tant que citoyens. Bref, pas loin de la rencontre avec Jésus. Force est pourtant de constater que j’ai droit à la même prestation que quelques mois plus tôt : statique (c’est certes le concept), sympa 15 minutes et redondant après. Notons un chant plus varié tout de même, ce qui n‘est pas négligeable dans une configuration à seulement 3 protagonistes. C’est pas affreux, mais pas inoubliable. Ils pâtissent en plus du gros problème de la soirée : la batterie qui cannibalise le son des autres instruments. Forcément, ça exaspère. J’ouvre une parenthèse pour suggérer à MOPA de jouer plutôt en acoustique, ça me paraît quand même mieux cadrer avec ce qu’ils font.

Je ne vais pas jusqu’au bout de leur set car je m’ennuie.

La salle est plutôt remplie, avec une bonne partie du public qui ne ressemble pas aux clichés habituels des concerts hxc, c’est rafraîchissant comme un Ice Tea que siroterait Gullit sur un banc de touche. J’attends désormais l’heure de vérité : Will Haven sur scène. Un rêve d’ado qui va enfin se matérialiser. Et malheureusement des craintes qui vont se justifier.

Parce que voilà, Will Haven est aujourd’hui un groupe quelconque. Et leur prestation scénique le confirme dans les grandes largeurs. Encore une fois, ils n’ont pas été aidés par un son dégueulasse qui étouffe complètement les guitares. En sus, Will Haven est un groupe plutôt simple. Ce ne sont pas les structures qui font rêver, mais le son et l’intensité. Pour le son, c’est donc raté. Pour l’intensité…aussi. Les gars font leur boulot. Mais Jaworski a une voix d’une platitude à faire frémir Jane Birkin quand on repense à Grady (je peux paraître lourd avec ça, mais impossible de s’en défaire). Les musiciens ont un charisme agrégé aussi troublant que Daniel Ducruet en damart. Mention très bien au guitariste de 12 ans qui vient péniblement de franchir la barre des 1m20. Bref, malgré l’enchaînement de titres monstres comme I’ve seen my fate, June, Carpe Diem ou Sammy Davis Jr, le frisson peine à parcourir l’échine. Ce n’est pas faute de se donner hein, mais je n’y crois pas. D’autant que les titres de Hierophant sonnent assez creux en live…la faute au son sans doute.

J’ai finalement vécu une réelle déception. Quoique je m’y attendais certes. J’espérais cependant quelques fulgurances susceptibles de me faire oublier Grady, ou pourquoi pas une agréable surprise. Or rien, ou si peu. Un mythe s’effondre.


jAck



(3) | Ajouter un commentaire au report du concert de Will Haven, MOPA à Paris le 23/09/2008



  • Le 15-10-2008 à 09h23 par seb
  • BOUHOUHOUUUU !!! :'-/
    j'irais jamais les voir.

  • Le 14-10-2008 à 12h37 par gullit
  • ignorant

  • Le 14-10-2008 à 12h36 par denis
  • intégriste :D


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