Festival de marsatac
27/09/2008
@ Marseille / à côté du vieux port fatch' de con
A la base me rendre à ce festival électro-rock ça me disait autant que de jouer au Keno avec DJ Corty. Oui mais voilà. Je suis à Marseille. Le choix n'est donc pas très vaste dès lors que l'on est hermétique à Kenny Arkana et à son flow aussi vindicateur qu'un commercial Xerox. Marseille, capitale européenne de la culture en 2013. LE hold-up du siècle.
J'arrive donc en traînant la patte. Face à moi un gros mollasson en slip ridicule s'astique la graisse devant un public amorphe. On me glisse dans l'oreille qu'il s'agit de Think Twice. Une sorte de rock anglais fait par des allemands avec quelques nappes électro par-ci par-là histoire de légitimer sa présence au festival. C'est bien sans casser des briques. Les musiciens sont aussi charismatiques qu'une huître belge périmée.
Je change donc de chapiteau pour découvrir The Notwist. Encore des teutons. Cette fois-ci le son me parle plus. Sur CD c'est minimaliste, limite folk. En live les quelques titres que j'entends sont influencés par la scène post-rock instrumentale. Il y a de longues montées et les titres de 6-7 minutes finissent en explosion sonore. C'est puisssant. J'accroche. La quatrième chanson m'ennuie alors je vais faire un tour sur la petite scène.
Et là ! BIM ! Polysics débute son set. Les 4 sont déguisés en astronautes ratés. Le guitariste-chanteur ne cesse de traverser la scène en gesticulant ce qui lui sert de corps. "Bondourrrr Marseilleeee ! Boudezzz vous le cul hunnn!" crie t-il entre les chansons (il est japonais hein). La fille au clavier imite une pom pom girl entre 2 parties électro rappellant nos parties de super nes. Un grand n'importe quoi mélangeant toutes les caricatures nippones à du "rock-pogo-électro-rigolo". J'aime.
Après quelques bières salvatrices j'entends au loin un gros son de basse saturée. Mes tympans frétillent. Cool me dis-je. Monumentale erreur. A peine ai-je le temps de m'approcher que 3 putes nègres montent sur scène en habit folklorique pour chanter (mal) des trucs putassiers-hippy-horribles. Je tiens à peine 20 secondes face à ce condensé merdique de tout ce qui peut se faire de pire dans la musique. Un babs passe devant moi en me disant "c'est énorme!". T'as raison connard. Suce. Vite une autre bière. Ca s'appelle Ebony Bones et ça mérite en soit le retour à l'apartheid. Ensuite débarque Minitel Rose. J'ai déjà entendu parler plus ou moins de ce pseudo nouveau groupe hype parisien (sauf qu'ils sont nantais hein). C'est à chier. Le chanteur fait tout à côté. Ses propos entre les titres sont d'une platitude monstrueuse. Le son est lamentable. Les paroles ridicules. Les samples bidons. On se croirait à la flèche d'or du pauvre. Vite un fusil. Face à cette avalanche de nullité je préfère partir.
Adieu Marsatac et sûrement pas à l'an prochain.
denis
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:D
mes parents avait pas le minitel on était fauché
huhu..
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