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Buried Inside
"Spoils of Failure"
Année : 2009
Pays : Canada
Label : Relapse Records
Genre : Screamo / Post Hardcore
Si vous aimez : Amenra, Envy, Neurosis
Buried Inside fait partie de ces groupes qui réussissent à rendre attrayant tout ce qui est laid et rebutant. En effet avec leur précédent effort sorti il y a prés de 4 ans, ils ont montré au monde entier qu’au Canada il n’y a pas que de joyeux bucherons mangeant des pancakes au sirop d’érables.
Un concept album traitant de l’auto cannibalisme et du temps, tout un programme. Depuis je scrute le Styx en espérant voir débouler la suite des hostilités.
(Mal)heureusement pour moi, le moment tant attendu est arrivé. Voyons ce que donne cette nouvelle mouture.
L’album s’ouvre sur une intro instrumentale plus post hardcore que d’habitude, le son est plus propre moins crasseux mais toujours de très bonne qualité, grâce encore à Matt Bayles et au de plus en plus demandé Kurt Ballou.
La suite est digne de ce que l’on attend, des harmonisations travaillées à la note prés, des mises en places millimétrées et toujours cette tristesse agrémentée d’une pincée de psychédélisme.
On ne se sent jamais perdu, on reconnaît le jeu de batterie, parfait, la basse ronflant tel un mastodonte, les cris hurlants leur malheur, leur haine de cette Terre et les guitares toujours en accord avec tout en déclinant cette haine et ce malheur de la plus belle des façons.
L’album s’écoute mais plus les compos s’enchainent, plus on se demande où se cache l’explosion tant attendue qui à toujours caractérisé le groupe. On se rend compte que le tempo s’est ralenti, que la facette post est plus présente. Malgré cela le tout est très bien exécuté, mais ça ne suffit pas. Du moins pour moi.
Ainsi je commence presque à m’habituer à cette déception qui suit un bon nombre de suite-albums , ainsi les derniers Architects, Amenra et bien d’autres n’arrivent pas à ne serait ce qu’égaler leur prédécesseur. Mais ne serait ce pas nous public qui en demandons toujours plus. Est-ce normal, de ne pas réussir à réprouver le même frisson qu’à la première écoute. C’est peut être comme après avoir consommé l’objet tant désirée, par la suite on ne la désire plus autant, on n’est plus surpris de l’avoir à ses cotés. Je ne sais guère, je m’égare mais en tout cas, cet album malgré la quasi perfection dans son exécution ne m’a pas pris aux trippes autant que l’avait fait le précédent. L’absence de passages plus lourds, plus haineux m’aura cruellement fait défaut.
Bref, en espérant que le prochain Mastodon ne me fasse pas la meme chose…
allian
www.myspace.com/buriedinside
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