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Boundless Communication
"V/A"
Année : 2008
Pays : International hardcore-punk network
Label : Boundless Communication
Genre : hardcore, punk
Si vous aimez : le hxc et les bonnes compiles…
Il n y a guère de règles pour distinguer le split de la compilation. Disons que si avec 4 groupes, il semble admis que l'on puisse encore faire un split, avec six on parlera plutôt d'une compilation. Même si comme ici sur Boundless Communication, chaque formation propose la bagatelle de trois titres. Pour une fois, donc, au lieu d'avoir 40 groupes (dont en moyenne 36 sont pouraves) et chacun deux minutes de "célébrité", on va pouvoir faire un vrai contrôle qualité sans devoir chercher les pépites au milieu des bouses.
Premier produit, fabrication française. Joey Jeremiah. Celui-là n'est pas inconnu au bataillon. Son premier EP Unexpected Hate m'avait méchamment scotché avec son rockin' hardcore surprenant. Refused, Snapcase, Nine : faudrait pas mal de mains gauches pour faire quelque chose de mauvais avec de tels influences. Mes oreilles saignent moins que sur le EP, mais la formule passe toujours très bien. Suivent Nonsense, aussi français et aussi de l'Est. Ils sont la depuis une décennie. Le son n'est pas mortel, mais les morceaux à tendance modern oldschool ne sont pas sans rappeler American Nightmare, les compatriotes de Nine Eleven ou encore Stretch Armstrong. De la bonne came crue et rapide, avec une forte consonance punk. On traverse ensuite le Rhin pour étudier le cas My Fight Inside. Un excellent premier titre en anglais, suivi de deux en allemand. Un groupe qui semble avoir le sens pour remuer le pit, un peu prétérité par un enregistrement faiblard.
On repasse le Rhin vers le sud. Du gros riff metal saupoudré de hardcore pour les suisses de State of Distrust. Une pénible voix caverneuse et un enregistrement sans patate. Le groupe le plus faible du lot, ca la fout mal au label de qualité "made in Switzerland". Retour en Allemagne, juste de l’autre côté du fleuve, avec quelque chose de nettement plus punk. Ça transpire le squatt chez Skärseld. Simple et plutôt bien foutu, mais pas renversant. Notre contrôleur-qualité du HxC termine son tour de la région rhénane (au sens très large!) par Selfish Hate, originaire de Bad Krozingen. On repart dans le plus couillu avec ce jeune groupe. Un hardcore-punk légèrement torturé qui doit encore mûrir mais qui annonce bien la couleur.
En tout, quatre groupes passent le test haut la main, avec en prime une petite poignée d'excellents titres. Une initiative transfrontalière (notre représentant n'a d'ailleurs même pas eut à se plaindre des sympathiques douaniers suisses) qui vaut largement le détour.
matti
www.myspace.com/boundlesscommunication
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