

- Artistes : Dig It Up Prevenge
- Label : Pavones Records
- Année : 2011
- Genres : Punk Rock Hardcore
- Pays : Canada
Le punk rock est un monde basé sur la pose, les calculs et l’imposture. Un trop plein de charlatans et d’arrivistes qui se prennent pour des demi-dieux du binaire. Au final, tout ça n’est qu’une question d’attitude et cela est épuisant. Bref, j’en ai soupé de toutes ces conneries, à me faire ballotter mollement par des connards aux concepts surannés qui estiment avoir tout compris au style parce qu’ils ont été pondu dans la banlieue de Liverpool, ou qu’ils ont pleuré à un concert de Minor Threat durant leur enfance pourrie. Le punk-rock de branle-manches, c’est terminé. Et ne faîtes pas ce regard de biche effarouchée, bordel, un peu de dignité !
Enfin bon, ça c’était avant que je ne traîne mes guêtres sur Montréal pour tremper mon biscuit turgescent dans de la locale. Derrière ces velléités bassement priapiques se cachaient l’indicible espoir de goûter à quelque chose de neuf, musicalement parlant. Autant vous dire que j’ai été servi.
Premier contact live à l’Underworld (vous en connaissez beaucoup, vous, des skate-shop avec salle de concert à l’arrière ?) pour la première édition du Pouzza Fest, la baffe. Je prends Dig it Up ! en travers du museau, un bukkake sonore et sonique dantesque, une sodomie tabasco-gravier comme on en fait plus par chez nous. Ça joue vite, bien, fort, droit et ça emmerde les petites convenances de dandys punks parvenus. Au lieu de planquer ses influences, au lieu de nous faire croire sans sourciller qu’ils ont inventé l’eau tiède, Les Montréalais nous étalent leur style sans esbrouffe : un punk-hardcore bousilleur et erratique.
A mon retour, quand j’ai vu que Pavones Records distribuait sur le Net ce split gratos avec Prevenge (oh la belle pochette, c’est quasiment la vue depuis chez Madame Udall. Quoi « on s’en branle » ? ), quelle ne fut pas ma joie. Autant me foutre une petite brune chaude du cul entre les paluches, me caressant doucement les couilles avec une plume d’oie.
Dig it up ! : Deux titres, deux perles de gloutons scéniques. « Move my Way », le titre ultime. Un peu de Fucked Up!, une louche d’Hot Water Music, le Turbonegro spirit (pour les solos pas leur propension scabreuse à se gober les burnes entre hommes), la razzia, tout doit disparaître, on casse les prix, chouf choufi. Avec des membres issus de The Saintes Catherines et Fifth Hour Hero soit Dieu et ses évangiles au grand complet, j’ai peine à croire qu’il put en être autrement.
Tant et si bien que l’honorable participation de Prevenge relève de la mixtape pour salle d’attente chez votre assureur, malgré quelques envolées pas désagréables à la Banner Pilot. C’est catchy, ça glisse comme un 22 Long Rifle dans le fondement de Sascha Grey mais après Dig it Up!, plus rien n’a de saveur. C’est le problème des splits : au contact de la perfection, on passe vite pour des grosses buses.
La musique de Dig it Up ! est un grand rire hystérique qui nous fait bien comprendre qu’en chaque cinglé sommeille un génie.









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Commentaires
cool story bro'
cool chro