

- Artiste : Panic! At The Disco
- Labels : Decaydance Fueled By Ramen Atlantic Records
- Année : 2011
- Genres : Alternatif Rock
- Pays : Etats-Unis
L’écoute répétée du disque m’a plongé dans un profond mutisme. Qu’allais-je bien pouvoir raconter sur ce CD ? Les seuls commentaires que je parvenais à formuler étaient « instruments variés, c’est sympa », « sympa tout ça », « déjà entendu mais sympa »…Cette incroyable loquacité ayant atteint son point paroxystique, je devais m’investir plus studieusement dans l’écoute de cette galette. N’étant pas un fan de la première heure et ayant suivi les nouveautés des Végasiens (ou Végasois) d’une oreille distraite, il fallait donc que je refasse une petite excursion du côté des deux albums précédents : les grands frères allaient sûrement m’aider à mieux comprendre le petit dernier et à le situer précisément dans l’œuvre du groupe.
Force est donc de constater qu’après un passage plus expérimental avec Pretty Odd, Panic ! at the Disco retourne aux origines de son succès, un pop rock efficace et dansant, qui se veut original voire novateur par l’intégration de sonorités peu courantes dans ce style.
Le CD s’ouvre avec The Ballad Of Mona Lisa: un refrain pop entraînant baignant dans une atmosphère surréaliste. La chanson se veut résolument rock et la petite mélodie d'ambiance s'accompagne d'un son de basse puissant, rejoint au refrain par la saturation qui s'insère triomphalement. C’est en gros le tube et le seul titre vraiment marquant de l'album. Tout les autres finissent vite par se ressembler et le CD à s'apparenter à une compile de chansons à mettre en fond sonore pendant qu’on discute de tout et de rien en sirotant son cocktail préféré. Cependant, si l'écoute intégrale de l'album entraîne rapidement un endormissement progressif et l'envie d'appuyer sur la touche "suivant", il y a quand même du bon et ça serait dommage de passer à côté à cause d’un manque d’endurance.
L’arrangement est plus que sympa avec une palette d’instruments divers qui donne un agréable côté hétéroclite : claviers, violons et même harmonica s’associent au classique combo guitare-basse-batterie pour créer une atmosphère surréaliste et parfois même psychédélique avec "Let’s Kill Tonight". Le chant toujours entraînant, bien que parfois répétitif, donne une véritable fraîcheur et les quelques ballades comme "Always" font mouche. Bien sûr c’est du réchauffé et c’est un morceau pour faire pleurer facilement les groupies fanatiques qui offrent leur rimmel fondu en offrande. Mais qui les blâmera. Il faut tirer avantage de son statut de rockstar. (D’ailleurs j’men va la réécouter pour pleurer un coup). Le disque réserve quand même quelques surprises comme "Sarah Smiles" et son harmonica et "Nearly Witches (Ever Since We Met)" avec ses chœurs en français hilarants de niaiserie (repris ensuite en anglais, et là, bizarrement, ça passe mieux, l’anglais est une langue magique).
Pour ce qui est de la version Deluxe, rien de bien intéressant à se mettre sous la dent à part la démo énergique de "Oh Glory", un petit téléchargement légal sur iTunes (pour rester PUR) sera plus profitable que l’achat d’une version onéreuse pour quelques titres superflus.









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Commentaires
"Elles se ressemblent oui, mais sont toutes uniques." C'est dans quel livre de Begbeider ça déjà ?
enfin qq1 de d'accord avec nous, merci donc pour ton message :)
Ce groupe est mon groupe préféré. J'aime énormément le premier album, moins le second, mais Vices&Virtues m'a retourné : j'ai trouvé dans cet album des sonorités que je cherchais, que j'aimerais au point de les écouter sans arrêt. Elles se ressemblent oui, mais sont toutes uniques. Elles ont un sens, une symphonie extraordinaire que j'aime beaucoup. Et la voix de Brendon est de plus en plus exceptionnelle ! Je les ai vu en concert, et depuis, je les aime encore plus : ils sont accessibles, contents d'être sur scène et communicatifs.
Cependant je suis presque totalement d'accord avec la critique de l'album, mais malgré tout, j'aime tout de cet album. Je ne cesserais jamais de l'écouter, il est l'album que j'attendais :)