

- Artiste : Baby Brings Bad News
- Label : Autoprod
- Année : 2011
- Genre : Alternatif
- Pays : France
La France est un pays de mélomanes, Renée la Taupe en tête des ventes en ligne il y a encore peu, ou Gaëtan Roussel élu album rock de l’année nous le prouve. Tout nous force donc à croire que le premier album de Baby Brings Bad News passera inaperçu, et si cette petite chronique tente vainement de forcer le destin, c’est déjà ça de pris. Faisons donc connaissances :
Baby Brings Bad News est un groupe français, loin d’être débutant scéniquement parlant (partage de scènes avec Lofofora, Nashville Pussy, Babyshambles et autre Fishbone) et qui a sorti depuis peu son premier album éponyme, auto produit. Un an de travail pour accoucher de 11 titres, dont quelques pépites.
Si la pochette de l’album, gambettes dénudées armée d’un six coups, dans un paysage poussiéreux à l’horizon interminable nous laisse croire que le contenu de la galette est du pur jus stoner, il n’en est absolument rien. Vous ne trouverez point de chapeau de cowboy, de houblon et de grosse cylindrée dans cet opus. Ici, le registre est alternatif, et puisqu’il est difficile de ne pas émettre de comparaison avec des ainés de classe internationale, C’est à At The Drive In que l’on pense lors des premières écoutes, en peut-être moins écorché, mais tout aussi alambiqué, ou a Sparta (« Look Around »), à l’inverse, plus tourmenté.
Structures complexes, rythmiques à toute épreuve, guitares capricieuses s’amusant irrévérencieusement des dissonances (« Another Freak Show »), chant à la justesse irréprochable et au grain de voix original, jouant régulièrement avec le point de rupture (« Beautiful Dance »), sans jamais le dépasser. Recherche mélodique évidente, et refrains magnifiques (« Memory Lane », « Strange Rock n’ Roll Sex »). L’ensemble de l’album est surmonté d’une légère mélancolie, cassée de ci de là par quelques titres plus sautillants (« Praying Mantis », « Bad News Dinner »). Si le mot « linéarité » est ressenti aux premières écoutes, il laisse ensuite place au mot « homogénéité », plus rassurant.
Tout n’est cependant pas parfait, vous me connaissez, hé hé hé. Mixage au parti pris curieux et production légère à mon gout, sinon brute et volontairement live. La batterie et la basse sont trop souvent en retrait, alors qu’elles mériteraient une attention particulière, vu la qualité de la section rythmique. Guitare au même plan que la voix, voir devant, et son général extrêmement sec. On suppute que le choix d’un tel mix s’est imposé afin d’être le plus proche possible de ce que Baby Brings Bad News peut offrir en live, car ces morceaux sont taillés pour la scène, ça ne fait aucun doute, et ont été certainement conçus sur les planches, tout du moins avec l’expériences acquise par celles-ci ! Pourquoi pas, artistiquement parlant, tout est permis, mais cet équilibre trop curieux me dérange. Précisons que le mix reste très écoutable et que je reconnais souvent chercher des poux là où il n’y en a pas. Chacun jugera par soit même.
Après avoir partagé la scène avec eux, été impressionné par la maîtrise et la technique des musiciens, Baby Brings Bad News, par son talent, sa générosité, et son inspiration me séduit définitivement, sur un enregistrement. A découvrir.









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Commentaires
CooOoool merci !
merde, je corrige ça :)
Heeeeeeeeey Denis c'est quoi cette signature ? :P