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jordan"back to the gym kids !"Année : 2006 Pays : france Label : motoneige records Genre : rock indé Si vous aimez : Q and not you, The Robocop Kraus, At The Drive In Angers, terre inconditionnelle de culture Rock et de musique bruyante, de laquelle s'était échappé jadis des groupes aussi prestigieux qu'important pour le Rock hexagonal (The Thugs par exemple). Après un petit creux, la ville a à peine le temps de renouveler ses générations que la voilà en train de nous resservir de nouveaux poulains qui n'ont rien à envier à leurs aînés. Jordan (vous l'aurez compris) s'inscrit dans cette lignée sonique angevine (dont il revendique l'appartenance), même si le groupe a pour un temps rejoint la capitale. Les présentations étant faites, penchons nous sur l'objet de cette chronique à savoir le premier Ep de la formation parisiano-angevine qui s'attache à l'élaboration d'une musique estampillée (Emo)Rock Indé. Pour l'occasion le groupe s'est offert le luxe de rejoindre Montréal pour s'entourer de deux producteurs prestigieux: Howard Bileman (The Arcade Fire, A Silver Mt Zion...) et Brian Paulson (Beck, Superchunk...). Avec de tels références derrières les manettes, on aurez pu s'attendre à écouter un disque ultra produit, presque lisse et sans relief. Et bien détrompez-vous, c'est au contraire un son collant parfaitement à l'esprit et aux exigences de la musique développée par Jordan qui ressort de Back to the gym, kids! . Ce confort sonore permet ainsi au groupe d'asseoir ses compositions rugueuses, tendues et arrachées, et de préserver une certaine spontanéité, pour mieux aller à l'essentiel. Car ce disque sonne comme un hymne à l'insouciance et à l'exigence à la fois. Dansants, remuants, rythmés, intelligents et passionnants les adjectifs ne suffisent pas à qualifier les 6 titres qui ornent cet Ep. Les chants (mélodiques, éraillés voire arrachés) mettent en exergue l'esprit Rock'n'roll qui gouverne le groupe, les guitares oscillent entre saturations noisy et clarté envoûtante, accompagnées d'un synthé qui donne une fraîcheur artistique et une ampleur assez folle à ce disque. Jordan s'émancipent ainsi de la scène Emo et affine les bases d'un Indy Rock des plus appréciables, outrageusement savoureux. Il serait dommage de ne pas jeter une oreille à ce qui est certainement l'un des disque les plus excitant de cette fin d'année. manu
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