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Msl Jax
"Miss Shapenfingers & The Lumberjacks"
Année : 2009
Pays : France
Label : Furne Records / GPS Prod
Genre : indie-rock / power-pop 90’s
Si vous aimez : Going back to the 90’s !
La presse écrite nous a largement habitué aux publireportages et autres publicités déguisées. Même si les canards gratuits ont une sacrée longueur d'avance dans le domaine, on commence nous aussi à se faire la main, ici à Musik Industry. Aujourd'hui exceptionnellement, cher lecteur, pas d’entourloupe : nous te prévenons que ce qui suit est un insolent copinage. Voir pire.
Bon, après cette mise en garde, revenons à nos moutons. Soit tu es tombé là par hasard, soit tu sais déjà que la scène indé française est une petite famille où tous le monde se connait plus ou moins, et où l'on retrouve les mêmes énergumènes dans différents groupes et projets, peu importe la distance kilométrique séparant les protagonistes du local de répétition. Imagine alors, ce que tout cela donne à plus petite échelle, dans la région du cognac par exemple. De Saintes à Angoulême en passant par Jarnac, on trouve des groupes rock à la pelle (Glasnost, Billy Gaz Station, Headcases, Café Flesh, Uncle Jelly Fish, Gâtechien, Mr Protector, Alaska Raving Mad et j’en passe) et à peu près autant de projets solo. On se passera des théories fumeuses permettant d'expliquer une concentration aussi élevée de rockers émérites dans une région au profil pas franchement urbain. La réalité est beaucoup moins compliquée : l’ensemble des membres de ces groupes charentais tiendrait dans un mini van !
Pour le moment, un seul de ces gaziers est au centre de nos préoccupations : il s’appelle Jerôme Bossuyt et fait vivre son projet solo, Miss Shapenfigers & the Lumberjacks, depuis déjà quelques années. Histoire d’illustrer la théorie présentée plus haut, signalons que le bonhomme a notamment tâté de la quatre-cordes du coté de Glasnost, fait des piges chez Billy Gaz Station et est actuellement guitariste pour Café Flesh. Tu vois le tableau ? Quant à MSL JAX, le groupe dont il est question ici, il n'est autre que la version électrique de Miss Shapenfingers. Pour concrétiser l'idée électrique, il fallait du personnel. C'est là que Matgaz et Billy the Kill, pas inconnus de nos services (ils seraient, eux aussi, bien installé dans le mini van charentais!), font leur apparition pour mettre en boite la galette. Autant dire que le songwriting de Miss Shapenfingers était en de bonnes mains pour être amplifié en mode power-pop 90's.
Le résultat est des plus convaincant. Du hit à la pelle, apprivoisé en à peine trois écoutes. Bourré d’honnêteté et de simplicité. Tout transpire les années Sub Pop, Dinosaur Jr., les Posies, et la vague indie australienne des 90’s. Même l'artwork, minimaliste et passéiste. La paire rythmique Matgaz/Billy the Kill est parfaitement dans le coup, et les morceaux sont autant de tubes profitant de l'enchevêtrement d'indie-pop douce et de noisy-rock de shoegazer qui symbolise plus que tout autre chose cette période faste du rock. Si Miss Shapenfingers n'avait pas un accent à couper au couteau lorsqu’il chante en anglais, ces chansons pourraient faire le tour du monde. Je peine souvent lorsque la langue du rock n' roll est défigurée par les chanteurs francophones ou autres, mais là, bluffé, je trouve les morceaux largement assez bons pour en faire abstraction ! Du caviar pour les férus des 90’s.
Matti
www.myspace.com/msljax
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Vive Jéjé la peutée!