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LostProphets
"The Betrayed"
Année : 2010
Pays : Angleterre
Label : Visible Noise
Genre : Rock / Pop
Si vous aimez : Muse, The Cure
J'entends déjà vos pierres casser ma fenêtre et vos hurlements fendre ma chronique, à peine le nom du groupe vous est apparu sur votre écran. Ce qui fera encore plus polémique sur ce webzine après le post de ce papier virtuel, sera le fait que cet album, contrairement à ce que tout le monde essaye de s'entêter au sujet de LostProphets, est un très bon album. Un retour aux sources a été effectué par les gallois depuis Liberation Transmission, espèce de mix entre pop à minette et rock à slim qui, toutefois, aura eu son heure de gloire, même si les pauvres fans du groupe (dont je fais partie) se sont sentis légèrement floués par ce changement direction artistique pas tout à fait justifié. Cet écart ayant été fait, la formation remonte petit à petit la pente, après avoir essuyé bon nombre d'obstacles durant la création de ce dernier effort : la première partie de l'écriture et de la conception a été tout bonnement abandonnée, pour être reprise sous la houlette d'un nouveau producteur. La quasi-moitié de l'opus tel qui nous apparait aujourd'hui est en réalité toute récente (ce qui fera partie d'un des points négatifs). Comme je le disais plus haut, la hargne recoule enfin dans les veines du combo, qui reprend sa ligne de conduite beaucoup plus indépendante : des riffs rentre-dedans et un chant sans fioritures qui ne se pose aucune limite. Il en devient parfois un problème : c'est très hésitant sur certains morceaux, mais ça peut ne pas déplaire à certains, c'est un peu un clin d'oeil à The Fake Sound Of Progress.
J'appréhende le "le son est impersonnel". Ben laissez-moi vous dire un unique et impassible "non". L'introduction de 2 minutes (If it wasn't for...) bourrée d'électro et menée en mid-tempo par une boîte à rythme, bercée par un chant en retrait et planant m'a automatiquement rappelé du très bon NIN sur With Teeth. Cette entrée laisse alors place à 6 morceaux (sur la version japonaise) pleins d'énergie, de guitares tranchantes, laissant le doux nom d'At The Drive-in sur le bout de ma langue. Cette première partie d'album ne vous laisse aucun répit, après le single "It's not the end of the world but I can see it from here", on aurait pu penser à une interlude, mais non, ça repart encore plus rapidement, avec une batterie s'aventurant parfois dans un punk garage. Les machines sont nettement moins abusives que sur Liberation Transmission, le cri fait son grand retour et l'accessibilité de certains morceaux s'en retrouve alors moins aisée à la première écoute et p*tain, ça fait du bien quand on écoute LostProphets de se dire qu'ils ont réussi à palier ce manque de réelle maturité dans le son. Bon, la deuxième partie de l'album, commençant à "A better nothing" s'en retrouve dès lors très chiante. Les guitares reviennent à des riffs beaucoup plus pop, trop mélodiques et épurés, le chant en redevient niais et inégal, couvrant le reste de l'instrumental. "Darkest Blue" essaiera de paliers certaines de ces faiblesses, sans grand succès. Tout de même, sur cette fin de tracklist, deux titres restent en tête : "Sunshine" pour son intro et son refrain entêtant très FM et ces petites touches de guitares durant les couplets, suivant une structure tout de même très bateau. Enfin, l'album se clôture sur "The Light That Burns Twice As Bright", sorte de ballade électrique piano-chant, menée d'une main de maître par le leader Ian Watkins, qui laisse aller ses talents pendant une petite quinzaine de minutes en tout et pour tout.
Val
www.myspace.com/lostprophets
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nan sans deconner le premier album etait tres bon mais apres ils nous ont fait une readaptation tres personnel de ce qui est arrivé au neo!
vu aussi en live avec funeral for a friant pour le 2eme opus et j'en ai pas un trop mauvais souvenir...
mais bon 'est ca d'etre sponso par liebig...
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