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Firecrackers
"S/T"
Année : 2009
Pays : France
Label : Un dimanche
Genre : rock
Si vous aimez : Pour les fans portant un cuir poussiéreux et des converses crevées
Je me suis fait plaisir pour chroniquer ce disque puisque j’ai demandé au Label Un dimanche de m’envoyer une version vinyle de la bête, une crise d’acné juvénile tardive m’ayant fait penser à mon mange disque et mes premières érections couronnées de 2 poils au cul.
Ah qu’il était bon ce temps perdu, où je passais des demi journées chez mon disquaire de province (une vieille bonne femme presque sans cheveux) qui me donnait les dernières actus croustillantes d’un rock n’ roll bien trop malhonnête pour remplacer Aznavour ou Johnny sur la superbe platine Grundig de mon paternel… Tieeeeens mon p’tit gaaaaaars, voici le nouveau Sepulturaaaaa Arise , ces merdeuuuuux en ont dans le sliiip et c’est pas Roger qui te dira le contraiiiiiiire (à imaginer avec l’accent stéphanois).
C’est donc tout ému que je reçois le bestiau, de la main même d’un des membres du groupe qui a pris soin de se déplacer pour me livrer l’engin, pour cause de on est voisins, je te rajoute un 45 tours à la place de l’envoi par la poste et je te l’amène . Délicate attention : 1 point marqué.
Premier constat : Les Firecrackers eux, en ont mis des poils dans cette galette éponyme !
La pochette est sobre, l’intérieur comprend les textes et ce qu’il faut de photo, en noir et blanc, où posent à l’intérieur quelques chevelus à l’air louche. Pis le vinyle, c’est la classe.
Je ressens une excitation montante quand j’entends les premiers petits craquements au contact de la matière sonore et du saphir Shure de la MK II.
Le premier titre à faire frémir mes guibolles maigrelettes est Wasterman . D’entrée de jeu, ça joue. La prod est bonne, ce qu’il faut de rétro, ce qu’il faut de modernité. Je pense que les mots équilibre et justesse sont de mise pour cette production. Mr Lam Son Nguyen a fait du bon travail.
Nous voilà donc en face d’un batteur qui cogne sévère, de méchantes guitares étalonnées Orange ou vieux JMP, l’accent anglais du chanteur est bon, chose rare pour un groupe français… Les influences sont nombreuses. Citons Led Zeppelin, Deep Purple, Ten years After, mais tout ceci est maîtrisé et parfaitement digéré par les musiciens, et ce n’est que pour nous en ressortir la quintessence de ce qui se fait de mieux en rock n’ roll, sans plagia. Firecrackers joue du rock, qu’on se le dise nom de Dieu !
Le deuxième titre Still Alive nous gratifie d’une belle partie de bongos, d’un refrain accrocheur. On ne peut s’empêcher de penser aux grands moments qu’a vécu ce style musical à l’âge tendre de nos géniteurs (ne pas se référer à la partir Grundig citée plus haut).
J’ai à peine le temps d’ouvrir ma deuxième Guiness que You Can Run But You Cannot hide déboule dans mes enceintes. Même constat : Les riffs sont ultra efficaces, le refrain accrocheur, la petite percu va bien, ce n’est que du bonheur.
Must Protect My Soul accélère le tempo. Je trouve le morceau un peu plus facile, un peu en dessous du reste. La sauce prend un peu moins. C’est bien fait mais je ne ressens pas la magie des trois premiers. A leur décharge, je pense que ça doit fonctionner parfaitement en live. Même sensation sur le titre Must Protect My Soul . Il manque un petit truc, peut être un peu plus de fun ou un peu moins de plans prévisibles…
Go Right on and Shoot me me fait tendre l’oreille. Le riff d’intro me remet sur pied et me pousse au frigo. Burp, Guiness is back !!!! Je me mets debout pour le pont du titre, car ça monte et ça explose en pleine gueule, comme prévu, merci les gars, je n’en attendais pas tant, et comme dit Ulrich Bonham aurait été fier .
Darling Be Home Soon annonce la fin de la face A, une reprise réussie du groupe Lovin’ Spoonful, sonnant comme une récréation pour mes tympans endolories.
Chasing Room est bien vue également avec cette petite coquetterie country qui, si elle n’est pas faite avec mauvais goût, peut se révéler d’une terrible efficacité. Dont acte, et pan, dans la tronche…
Start a fire ou The Dance is Over nous proposent un premier choix d’énergie rockenrollesque, avec en prime un petit featuring de toute beauté avec les demoiselles de Decibelles , pour ce dernier, la grosse patate quoi !
Sans péter dans la soie de la nouveauté, et sans révolutionner le genre, Firecrackers nous livre un disque terriblement efficace avec par-ci par-là deux ou trois petits trucs à revoir (pour mes goûts persos). Les mecs se font plaisir avec des plans redoutables, et un son poussiéreux tout à fait dans le ton.
Un luxe implacable lorsqu’il s’agît d’écouter cet album en vinyle.
Un album qui va trôner régulièrement sur ma platine !
Raf Beyond Driven
www.myspace.com/thefirecrackers
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http://vimeo.com/7851508
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Keep rockin'
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Seb tu vas adoré le concert, essaye de discuter avec Yann le guitariste chanteur, je le connais bien c'est un super mec.